Cincinnatus..

  • lepirelon

Non mais, je vous jure, des fois, on se demande !.. Alors que tous les yeux sont tournés vers Haïti et ses 2000 morts, victimes d'un terrible séisme, ainsi que vers Kaboul où des milliers d'Afghans essayent d'échapper à la folie vengeresse des talibans, voilà-t-y pas qu'on nous annonce un scoop au retentissement mondial: la prochaine candidature à l'élection présidentielle d'Arnaud Montebourg. Pas moins. Ce n'est plus une faute de goût, c'est une incongruité malvenue et inopportune.

 

Selon son entourage, le célèbre happy-culteur devrait confirmer cette annonce le 4 septembre, jour anniversaire de la proclamation de la III° République, lors d'un discours dans sa ville natale de Clamecy (Nièvre). Il se rendra ensuite, le 25 septembre, sur les terres de son ex-circonscription de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) pour lancer sa campagne sur le terrain. Précisément là où, en 2014, à l'occasion d'une Fête de la rose, pour marquer son désaccord face à la politique économique de Hollande, il s'était cru drôle en lançant: "Je vais lui envoyer une bonne bouteille de la cuvée du redressement au président". Ce dernier n'avait pas apprécié la saillie et n'avait pas tardé à le remercier en le remplaçant par Emmanuel Macron au poste de ministre de l'Economie. .

 

A l'époque, il était accompagné de son collègue ministre de l'Education nationale (?!) Benoît Hamon qui avait trinqué à double titre puisque cette accointance lui avait couté son poste, à lui aussi. .

Ils s'étaient retrouvés ensuite lors de la primaire socialiste en 2017, après le renoncement de François Hollande. Etonnamment, c'est Hamon qui en était sorti vainqueur et s'était lancé dans une campagne décousue et inquiétante prêchant le revenu universel pour tous, sans en expliquer le financement, et prophétisant des dizaines de milliers de chômeurs en plus, victimes du numérique. Pas de quoi enthousiasmer les foules. Aussi, fut il relégué à la 5° place autour de 6% des voix. .

 

Après cette sévère défaite, chacun des deux était reparti dans le tourbillon de sa vie, annonçant être en retrait de la politique. Pas tout à fait pour Hamon qui récidiva aux élections européennes en 2019 où sa liste n'obtint que 3,3% des suffrages. Quant à Arnaud Montebourg, toujours modeste, il s'était comparé à Cincinnatus abandonnant Rome pour s'en retourner sur ses terres et y pousser la charrue. En fait, il s'était attelé aux métiers à tisser pour produire des chaussettes puis, brièvement, s'était intéressé à l'ameublement et la décoration chez Habitat. Enfin, il s'était lancé dans l'agroalimentaire en promouvant du miel "made in France", des amandes et des glaces. .

 

En juin dernier, il déclarait: "Aujourd’hui, je ne suis pas candidat car je ne suis pas candidat à la multiplication des candidatures. Il y en a déjà beaucoup trop mais je suis disposé à travailler à une candidature unique de la gauche et je suis disponible dans cette perspective". Expliquant qu'il n’était "pas candidat, car il n’avait pas les ressources personnelles et financières pour l’être". Il faut donc croire qu'il les a trouvées. Or, cela ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval de bataille. . Ou d'une jument. Toutefois, plutôt Rossinante que Gélinotte pour le Don Quichotte en pull marin. .

 

L'un de ses soutiens affirme: "La crise du Covid a fait remonter dans les préoccupations des Français les thématiques qu’il a portées depuis près de vingt ans, notamment la démondialisation, la protection de nos industries et de nos emplois et la volonté de changer du régime hyperprésidentiel de la Ve République". Un autre ajoute: "Il est le seul qui puisse proposer à la gauche de se réunir au-delà des partis historiques". "Nous allons participer à élargir le champ de la gauche, selon ce proche. Arnaud a des sujets à porter que les autres candidats ne portent pas". .

 

En juin, l’ancien socialiste avait plaidé pour une “politique mixte” car, selon lui, “le pays est à droite sur le régalien et à gauche sur le social et l’économie". Il ne souhaite pas passer par une primaire, “inutile sans la participation de Jean-Luc Mélenchon”. Voilà qui ne réjouira pas ce dernier en perte de vitesse dans les sondages, suite à des prises de position pour le moins contestables. Côté PS, où l'on doit prochainement avaliser la candidature d'Anne Hidalgo, on peut aussi se faire du mouron. Encore une fois, la gauche se prépare à partir pour l'élection présidentielle éparpillée, façon puzzle. Récapitulons: Mélenchon, Hidalgo, Jadot/Piolle, Montebourg, Roussel, Poutou. La cour est pleine. .

 

En réalité, selon nous, ces diverses candidatures visent surtout à maintenir la survie des groupes d'opposition au parlement, à l'issue d'un échec prévisible à la présidentielle 2022. Plus encore, il s'agit pour elles de bien se placer en visant l'échéance suivante: 2027. L'après Macron. D'ici là. .  MB

 

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Autre évènement d'importance nationale passé presque inaperçu du fait de l'actualité internationale: le jumboree ou "université d'été" des Verts près du Marais Poitevin, zone humide objet de toutes leurs attentions. Mais aussi lieu symbolique, métaphore de l'ambiance marécageuse inhérente à leur formation en pleine pré-campagne d'une primaire devant départager les candidats à l'éléction présidentielle de l'an prochain. Chacun y va de ses réseaux d'influence et de sa volonté de se démarquer des autres concurrents. A fleurets mouchetés . .

 

Pour mémoire, rappelons que Yannick Jadot prône un rassemblement élargi, prêt à des compromis programmatiques. A l'opposé, Eric Piolle, maire de Grenoble et adepte d'un "ISF climatique", compte exploiter sa popularité chez les militants. La décroissante Delphine Batho ne veut plus s'allier à la "vieille gauche" et s'appuie sur son nouveau porte-parole: le mathématicien flamboyant Cédric Villani, ex-marcheur repenti. Sandrine Rousseau penche nettement à l'extrême-gauche et l'anticapitalisme. Adepte du mouvement Me Too, elle est entourée d'une équipe exclusivement féministe dont Alice Coffin, conseillère tonitruante de Paris, qui déclarait récemment: "Ne pas avoir de mari, ça m'expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée". Toute dans la nuance. Enfin Jean-Marc Governatori, le candidat border-line du micro-parti Cap Ecologie qui fréquente Francis Lalanne et les antivax et explique que "les vaccins fabriquent des maladies". . Que le/la meilleur(e) décroissant(e) gagne ! A la loyale !..

 

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25.08.21: La voilà mal partie. Sandrine Rousseau vient de susciter un tollé en déclarant: "Si vraiment il y a des personnes qui sont dangereuses, des potentiels terroristes, ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux. Quelque part, les avoir en France, ça nous permet aussi de les surveiller". Aussitôt accusée par certains de vouloir accueillir des terroristes. Ce dont elle s'est défendue en rectifiant: "Bien sûr que non, je n’ai pas vraiment voulu dire que l’on devait accueillir des terroristes. Les populations civiles sont en grand danger en Afghanistan. Il est urgent de rapatrier des personnes qui peuvent mourir du jour au lendemain. Une fois arrivés en France, il faut les surveiller pour s’assurer qu’ils ne représentent aucun danger ici. Comme cela s’est fait pour les cinq personnes soupçonnées d’avoir des liens avec les talibans". Admettons. Mais le mal est fait..

 

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                                                           Affiche officielle (non truquée !..)

                                                                                   Buzz !..

 

 

Franchouillard ?..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                     En vert et contre tous..

                                                   "Je m' voyais déjà en haut de la friche !.."

                                                                      Qui prendra la veste ?..

                                                                           Et vert-de-gris ?..

 

 

 

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