Main courante..

  • lepirelon

Mais quel tintouin, mes amis !.. Quel charivari !.. Voilà t'y pas qu'au beau milieu des interminables célébrations entourant le décès de Babette II, souveraine de la perfide Albion, a surgi un coup de tonnerre s'abattant sur la tête du plus en vue des grands rouquins médiatiques. Non pas sur celle de ce pauvre prince Harry tentant de jouer les fils prodigues auprès de son nouveau roi de père Charlot III pour qu'il lui accorde le pardon de ses offenses. Mais sur celle d'Adrien Quatennens, dit "Le grand frisé", coordinateur de la secte des Z'insoumis et candidat à la succession de leur Grand Manie-Tout qui laisse à croire qu'il pourrait passer la main et jouer les Cincinnatus en se retirant dans ses terres afin d'y cultiver son jardin macrobiotique. A d'autres !.

 

Alors que la rentrée politique s'annonçait palpitante autour d'un débat polémique entre partisans du "droit au travail" et ceux du "droit à la paresse". Lièvres dialectiques irréconciliables soulevés d'une part par François Ruffin et Fabien Roussel prônant un emploi et un salaire pour tous au lieu d'allocations chômage démotivantes. D'autre part, entre autres réactions outrées, la réponse de l'ineffable Sandrine Rousseau revendiquant haut et fort la fin du travail et "le droit à la paresse". Cette mise en bouche a réveillé de sa torpeur estivale la classe politique, particulièrement celle de gauche qui n'aime rien tant que les batailles sémantiques aux allures de querelles byzantines . .

 

Tandis que les plus hautes instances de la pensée dite progressiste y allaient de leur contribution, chacun plaidant pour sa chapelle, parfois sans échapper au dogmatisme et à la caricature rituels, le Canard enchaîné faisait état d'une main courante déposée par l'épouse d'Adrien Quatennens accusant celui-ci de violences domestiques lors de leurs disputes conjugales à propos de sa demande de divorce. Cette démarche a déclenché la saisine du parquet de Lille pour enquête, comme c'est maintenant l'usage. Aussitôt connue, cette information s'est répandue telle une traînée de poudre puis a mis le feu à la pampa insoumise et plus largement chez les "alliés" de la Nupes. C'est la cata !

 

Voulant prendre les devants, le député du Nord s'est fendu d'un communiqué où il raconte notamment avoir giflé son épouse "dans un contexte d’extrême tension et d’agressivité mutuelle". Après avoir reconnu des gestes violents à l’égard de sa femme, il a déclaré "se mettre en retrait" de ses responsabilités au sein de La France dite insoumise. Ce qui a provoqué un communiqué laconique de son parti prenant acte de sa décision de retrait de ses fonctions et réitérant "son engagement sans failles dans la lutte contre les violences faites aux femmes". Cela va bien mieux en le disant ! . .

 

Mais c'est la réaction de Jean-Luc Mélenchon qui a mis le feu aux poudres. Dans un tweet,  il a dénoncé "la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux" et a salué la "dignité" et le "courage" d’Adrien Quatennens. Ces mots ont suscité une indignation quasi générale. Notamment parce qu'il ne mentionnait pas la victime et semblait donner quitus à son agresseur. 

Le leader "insoumis" a ensuite tenté de corriger le tir dans la foulée, par un deuxième tweet : "Une gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien". Trop tard ! Le mal était fait . . 

 

Sommées de répondre sur cette réaction et la gestion de LFI, qui essuie sa troisième affaire de mœurs en un an après les affaires Coquerel et Bouhafs, des députées "insoumises" n’ont pas caché leur malaise. Ainsi, Clémentine Autain a estimé qu’il fallait reconnaître la "complexité" de telles situations, nécessitant de respecter la présomption d’innocence des mis en cause, de prendre en compte la difficulté sur le plan "humain", de traiter le cas de "camarades" ou encore le respect des victimes. "Oui, nous assumons que nous tâtonnons", a renchéri la députée de Paris Danièle Obono.

 

Beaucoup ont remarqué qu'on les a connues moins prudentes et plus vindicatives lorsque de tels comportements survenaient dans d'autres partis. S'instituant souvent en ligue de vertu intransigeante, faisant fi de la présomption d'innocence et réclamant la démission de ceux mis en cause . 

Nouvel avatar opportuniste du vieux proverbe sur la paille et la poutre. Bonjour la mauvaise foi !..

 

Quoi d'étonnant à tout cela ?.. Au bal des faux-culs, les dames patronnesses font tapisserie . . MB

 

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Certains mauvais esprits susurrent que la chute d'Adrien Quatennens, jusqu'ici n°2 du parti LFI, constituerait une aubaine pour ses concurrent(e)s internes à la succession du Grand Mamamouchi.

De là à dire que la divulgation de sa mise en cause n'est pas fortuite ? Honni soit qui mal y pense !..

 

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WHATABOUTISM • Encore une séquence qui risque de laisser une peu reluisante image rétinienne de Jean-Luc Mélenchon dans les yeux de beaucoup. Celle du leader «en retrait mais pas en retraite» de LFI tapotant la joue d'un journaliste de Quotidien qui l'interrogeait sur d'éventuels «regrets» quant à ses tweets très critiqués sur l'affaire Quatennens, lui rétorquant : «C'est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de dire.» Tweets que Mélenchon assume d'ailleurs («Je pèse mes mots tout le temps») malgré la polémique et la forte gêne dans les rangs Insoumis. Certains soutiens de «JLM», comme son ex-directeur de campagne et député Manuel Bompard, ont tenté de défendre leur champion en estimant son geste pas plus problématique que ceux de Macron touchant la joue - de façon amicale ou paternaliste, c'est selon - d'Édouard Philippe ou d'un chef d'État étranger. D'autres, comme son ancien communicant et député Antoine Léaument, ont vu dans cette nouvelle polémique un complot des médias macronistes détenus par des milliardaires pour affaiblir la gauche dans les conflits sociaux à venir. Mais bon sang mais c'est bien sûr.

 

 

 

C'EST POUR DE RIRE • Plus mesuré, le très mélenchoniste Alexis Corbière y voit, sur France 2, un «geste taquin», ajoutant : «Le journaliste ne s'est pas plaint. Si le journaliste avait vécu ça comme quelque chose de menaçant, je pense que Jean-Luc Mélenchon lui dirait volontiers qu'il ne voulait pas le menacer.» Le mouvement de recul et le visage fermé du reporter, demandant du tac au tac si l'Insoumis avait aussi «pesé» sa réaction, sont pourtant assez significatifs de son appréciation. Et Corbière d'ajouter : «Quand vous êtes comme ça, vous êtes bousculé, il lui prend le bras, il lui prend la joue...» Sur CNEWS, Bompard a lui aussi minimisé le geste en le qualifiant de «taquinerie». Quoi qu’il en soit, on parle depuis hier beaucoup plus de cette petite tape de Mélenchon à un journaliste que de Quatennens et des conséquences politiques de l’affaire sur LFI et le groupe à l’Assemblée...

LE CHEF A TOUJOURS RAISON • Toute cette séquence semble prouver une chose : il est toujours compliqué, voire impossible, de critiquer Mélenchon au sein de LFI. On a pourtant cru que Danièle Obono l'avait fait, hier après-midi, en publiant sur Twitter un message en forme de prise de distance des positions du chef concernant l'affaire Quatennens. «Notre programme prône la lutte contre ces violences [sexistes et sexuelles, ndlr]. De manière intelligente, humaniste, émancipatrice. Mais de manière à les éradiquer. Toutes. Ce n'est rendre service à personne, ni aux victimes, ni au mouvement, encore moins aux personnes mises en cause, de les minimiser», écrit la députée de Paris. Une mise en cause de la parole du patron ? Que nenni ! «[C'est] en cohérence avec ce que j'ai déjà dit et ce qu'a aussi dit Mélenchon : une gifle est inacceptable. Avec un rappel de nos fondamentaux et un appel à continuer le travail le long et difficile qu'on a entrepris et qu'on continue», s'est-elle défendue. Tout va bien.

VRAIMENT INSOUMIS • A-t-on le droit de critiquer Mélenchon au sein de LFI ? Oui, mais seulement si on est François Ruffin. Pour les autres, c'est visiblement plus compliqué. Sur France Info ce matin, le député de la Somme s'en prend ouvertement au boss des Insoumis et à sa réaction au sujet de l'affaire Quatennens. L'ancien candidat à la présidentielle avait fait part de son soutien public à son protégé, coupable de violences conjugales. «Il a confondu le registre de l'amitié qui est de l'ordre privé - et on n'a pas à retirer son amitié à quelqu'un quand il faute - avec une réaction politique, c'est-à-dire d'un dirigeant dont on attend qu'il défende ses principes, même quand ce sont les siens qui sont en cause», a lancé Ruffin, estimant que Mélenchon lui-même a dû percevoir cette «dissonance». «Il dit : "Personne n'est parfait." C'est déjà un pas», a-t-il ajouté. S'en contenter, c'est confirmer que LFI part de loin.

 

 

                                                            Dessin d'Urbs pour Sud-Ouest

 

                                                         Dessin de Juin pour Charlie Hebdo

                                                            Dessin de Salch pour Charlie Hebdo

 

 

                                                                                Beauf !..

 

 

                                          "On ne dit rien mais on n'en pense pas moins !.."

 

 

 

 

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