Mme Legourdin..

  • lepirelon

"Y'a le feu au lac !..". Loin de nous l'idée de faire une comparaison sinistre avec les dramatiques incendies qui touchent notre région. Dieu merci, on n'y déplore aucune victime. Néanmoins, la situation politique nationale suscite la métaphore. Depuis la fin du cycle électoral: présidentielle et législatives, le ton monte dans les échanges verbaux des uns et des autres politicien(ne)s. Ce ne sont plus que querelles et propos incendiaires à tout va. Emanant singulièrement d'une partie de l'opposition qui fait feu de tout bois: la Nupes et surtout sa composante LFI . .

 

Leur Grand Yaka étant parti en 1°classe, comme chaque année , faire sa tournée des despérados latino-américains, la maison LFI n'a plus de tenue. Ou plutôt si, livrée à la férule de sa chef de groupe Mathilde Panot, dite Mme Legourdin, qui s'est faite remarquer, à plusieurs reprises,  par ses interventions intempestives et excessives. Championne de la rhétorique agressive bas de gamme qui lui a valu le sobriquet de "poissonnière" donné par certains de ses collègues députés, elle s'est empêtrée dans des déclarations border line qui lui ont valu quelques fortes déconvenues.

 

Premier dérapage lors du discours de politique générale de la Première ministre à l'Assemblée :

Justifiant son engagement républicain, Elisabeth Borne y avait évoqué son enfance de pupille de la Nation suite au décès prématuré de son père, ancien résistant rescapé des camps de la mort nazis. Lui répondant au nom de la France dite insoumise, Mathilde Panot n'avait rien trouvé de mieux que de qualifier la Première ministre de "rescapée du suffrage universel". Acte manqué réussi ?.. Ou indélicatesse grossière ?.. Sournoiserie intentionnelle ou expression d'une bêtise ontologique ?..

 

Plus grave encore, sur le même sujet. A l'occasion de la commémoration des quatre-vingts ans de la rafle du Vel'd'Hiv' où 13 000 juifs furent arrêtés à leur domicile par la police française aux ordres de Vichy, Mathilde Panot a cru bon de twitter: "Il y a 80 ans, les collaborationnistes du régime de Vichy ont organisé la rafle du #VeldHiv Ne pas oublier ces crimes, aujourd’hui plus que jamais, avec un président de la République qui rend honneur à Pétain et 89 députés RN !". Outre la banalisation du fait historique sans dire un mot des victimes et de leur destination, on ne peut que s'étonner du raccourci polémique avec notre présent. Et surtout le vil amalgame établi entre Pétain et Macron . .

 

L’Insoumise se réfère à une unique déclaration du chef de l’état en 2018 à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale: "Le maréchal Pétain a été pendant la première guerre mondiale un grand soldat, c’est une réalité de notre pays. On peut avoir été un grand soldat de la première guerre mondiale et avoir conduit des choix funestes durant la deuxième. C’est aussi ce qui fait que la vie politique, comme l’humaine nature, sont parfois plus complexes que ce que l’on pourrait croire". Est-ce là "rendre honneur à Pétain" ?. Ou, simplement, ne pas travestir l'Histoire ?..

 

La prise de position de la patronne du groupe soi-disant insoumis à l'Assemblée a soulevé un tollé général dans le milieu politique et au-delà, jusqu'à certains alliés de l'intergroupe Nupes. Ainsi, le député PS de l’Essonne Jérôme Guedj s’est permis une petite leçon "d’union nationale" à Panot : "Quand on s’offusque légitimement des équivalences hasardeuses et injurieuses, on s’abstient soi-même d’y céder. Donc de la même manière que LFI≠RN, Macron≠Pétain. Et surtout en une journée de commémoration et donc d’union nationale, produire de la polémique dessert la cause". .        Son tweet à été relayé par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. C'était bien là un minimum . .

 

Carole Delga, la présidente PS de la région Occitanie, opposée à la stratégie d’union avec les insoumis choisie par son parti, a réagi par un tweet indigné : "J’ai mal à ma France, celle de la République ouverte, généreuse, fraternelle. Celle qui se lève contre l’extrême droite ; qui sait nommer l’antisémitisme et le combattre ; qui ne confond pas tout, ne brouille pas les destins ; qui se souvient, transmet, sans instrumentaliser…". "Instrumentaliser la Shoah sans écrire le mot + juif +, après avoir voté plusieurs amendements avec le RN. LFI n’est plus à une contorsion idéologique près. C’est indigne de la mémoire des victimes, c’est une fille d’enfants cachés qui vous le dit" a dénoncé l’ex-ministre Emmanuelle Wargon. "Quelle honte !", "La nausée", "Aucune limite dans l’indécence", ont encore réagi les ministres Agnès Firmin Le Bodo, Isabelle Rome et Olivier Dussopt. Unanimes . .

 

Côté Insoumis, si l'on a pu percevoir une certaine gêne, le nouveau député de l’Essonne, Antoine Léaument est monté en "soutien" de sa présidente de groupe : "Elle n’a fait que rappeler des faits, a-t-il twitté. Oui, Macron a entretenu un confusionnisme grave en voulant réhabiliter Pétain. Pétain était un antisémite. Les antisémites ne méritent que la honte. En aucun cas des honneurs et des hommages". Copié-collé de sa chef de meute qui refuse de faire amende honorable: "Il n’y a pas deux Pétain, il n’y a qu’un Pétain et c’est un antisémite". "Une commémoration, c'est aussi un moment où il faut pointer les résurgences du passé dans notre présent. Il y a 89 députés RN, il faut s'interroger là-dessus et toujours lutter contre les idées d’extrême droite, racistes et antisémites". .

 

Certes, mais il faut aussi lutter contre le délit de faciès et les raccourcis simplistes. Ne pas dénoncer la haine tout en l'exerçant aveuglément contre un adversaire politique. Penchant naturel renforcé par les directives données par le gourou des Z'insoumis pour "bordéliser" le débat à l'Assemblée nationale. Dans le but de s'acheminer vers une dissolution qui verrait, croit-il, son retour triomphant et sa prise de pouvoir. Pour cela, il peut compter sur un quarteron de harengères constitué de mesdames Panot, Simonnet, Garrido, Obono et Autain qui voudraient nous convaincre qu'après tout, elles sont des hommes comme les autres. Sans défaut.. Y'a le feu au lac ?.. Pas si sûr !..  MB

 

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Chez les Z'insoumis, on n'a pas peur du ridicule. On a pu le vérifier, une fois encore, lorsqu'une douzaine de députées LFI avec à leur tête Mathilde Panot sont arrivées en cortège à l'Assemblée arborant une cravate d'homme sur leur tenue féminine. Ce happening était destiné à réagir aux propos d'Eric Ciotti qui, récemment, avait déploré le "relâchement vestimentaire" et  avait réclamé le port obligatoire de la cravate pour “empêcher que certains députés, notamment de La France insoumise, se permettent de porter au sein de l’hémicycle des tenues de plus en plus relâchées”. 

 

“Les femmes de notre groupe ont décidé de porter la cravate pour tenir tête à M. Ciotti”, a expliqué Clémentine Autain (LFI/Nupes), pour laquelle la proposition du député des Républicains est “profondément réactionnaire et surtout fermée pour les femmes, puisque c’est un accessoire de mode masculin”. “Dans l’univers mental de Monsieur Ciotti, l’Assemblée nationale est un univers profondément masculin”. Pour Mathilde Panot, cette polémique est la preuve que “la présence des femmes n’est pas encore acceptée”. “Ils n’ont qu’à s’y faire, les femmes sont en politique. Nous y resterons. Et c’est, en quelque sorte, ce que nous voulons signifier avec cette opération”. Bigre !..

De l'art de savoir faire des noeuds pour concurrencer les gars de la Marine ?.. Sac de noeuds !..

 

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Des hommes comme les autres ?...

Marché de Dupes ?..

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Assemblée nationale: à gauche, chacun cherche le bon son

par Charlotte Belaïch

 

 

Quel est le bon niveau de décibel ? Alors que la nouvelle Assemblée se met en route, la gauche s’interroge : faut-il incarner une opposition sans concession, quitte à apparaître comme les artisans du blocage de la France ou être dans le compromis, au risque du procès en «compromission» ? La question a agité la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) au moment de la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne. Certains plaidaient pour une motion de censure qui n’avait aucune chance d’aboutir, d’autres déploraient une démarche vaine, qui n’aboutirait à rien d’autre qu’à de l’obstruction. Le projet de loi «pouvoir d’achat», en cours d’examen, montre qu’insoumis, socialistes, écologistes et communistes tâtonnent encore. «Tout le monde se cherche, explique le socialiste Pierre Jouvet. Je n’y vois pas encore suffisamment clair pour avoir une ligne arrêtée. Il faut voir comment réagit l’opinion. Est-ce que les Français redoutent la chienlit ou est-ce qu’ils veulent une opposition franche ?»

Les insoumis, en majorité, misent sur la deuxième hypothèse, qu’ils appuient sur le postulat d’une détestation d’Emmanuel Macron. Au-delà de la situation politique, les coups d’éclat correspondent à leur ligne et à leur style. A 17, lors de la dernière mandature, ils ont fait plus de bruit que tous les autres. Jean-Luc Mélenchon a depuis longtemps pris le parti de la rupture. Un projet politique qui s’est incarné dans une stratégie de la conflictualité et repris par sa successeure à la présidence du groupe, Mathilde Panot, au risque de se retrouver au centre de polémiques, comme ce week-end avec son tweet sur Macron, le Vel d’Hiv et Pétain. «Je suis porteur d’un autre monde avec d’autres valeurs. Pour convaincre, il n’y a pas d’autre choix que la conflictualité qui brise l’évidence», nous expliquait-il avant la présidentielle. D’où «le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas», qu’il revendiquait dès 2010 avec son Parti de gauche. Depuis, il marche sur une ligne de crête car la mise en scène de sa colère, en faisant appel aux affects, mobilise une partie de l’électorat mais en détourne une autre, qui oppose «coups de sang» et crédibilité.

 

«On ne peut pas donner l’impression de faire mumuse»

Aujourd’hui, la question se pose à toute la Nupes. «On joue tous la même musique mais est-ce qu’on la joue au clavecin ou à la guitare électrique ?» interroge le député socialiste Jérôme Guedj. «La logique de la conflictualité ne me gêne pas», répond Olivier Faure, le patron des socialistes, sur une ligne d’opposition assez dure. «Il est d’avis d’y aller franco parce qu’il pense que c’est ce que les Français ont exprimé aux législatives», sous-titre Jouvet. Si le chef des socialistes ne veut pas faire de concessions face à la majorité, c’est aussi parce que son camp doit faire oublier celles du passé. En 2017, après la déclaration de politique générale d’Edouard Philippe, sur 31 députés, 5 seulement avaient voté contre, 23 choisissant l’abstention et 3 soutenant le gouvernement. Mais le groupe PS n’a pas encore vraiment trouvé où placer le curseur. Certains redoutent d’apparaître comme «irresponsables», alors qu’en face, la droite et surtout son extrême jouent les oppositions dites «raisonnables». «Les gens n’en peuvent plus, on ne peut pas donner l’impression de faire mumuse, estime un socialiste. Même si on considère que le gouvernement ne va pas assez loin, ce sera compliqué d’assumer de bloquer.» Par exemple, voter contre la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires à 4%, quand la gauche en demande 10%.

Fabien Roussel parle souvent de sa circonscription du Nord, chez lui, à Saint-Amand-les-Eaux. Le chef des communistes, qui raconte ce qu’il y entend, estime que les gens ne rêvent pas de dissolution mais d’une vie un peu moins dure. Tout en étant très critique du projet de la majorité, il ne veut donc pas être dans l’opposition par principe, et encore moins dans l’opposition bruyante. «Je n’ai pas envie d’être dans l’excès, l’outrance, la caricature, a-t-il expliqué dans un entretien à Libération il y a dix jours. J’ai fait une permanence vendredi. La première chose qu’on m’a dite c’est : “Monsieur Roussel, c’est quoi ces cercueils ? Vous y étiez ?” Bien sûr que non !»

Bataille de respectabilité face au RN

Cette histoire de cercueil, c’est une performance de députés insoumis organisée début juillet pour dénoncer l’enterrement du front républicain par la majorité. Ce jour-là, autour du Palais-Bourbon, beaucoup de socialistes parlaient en haussant les sourcils de cet «happening à la con». «La fonction de député suffit à porter une parole, le fait d’organiser ce genre d’événement, c’est délégitimer cette fonction, jugeait l’un d’eux. Il faut qu’ils comprennent qu’ils ne sont plus 17, en résistance, par irruption. Ils sont face à l’enjeu de la maturité.» «Tout est too much chez eux, s’agaçait un autre. C’est difficile de leur faire comprendre qu’ils sont en train de perdre la bataille de la respectabilité face à un RN en train de se normaliser, avec des députés bien coiffés. Ils doivent se poser des questions.»

Alexis Corbière, lui, a été élu député de La France insoumise en 2017. A l’époque, il s’en souvient, on faisait les mêmes remarques aux insoumis : pourquoi ne pas porter de cravate ? Pourquoi crier si fort ? «A la fin, cette équipe a été plutôt validée, constate-t-il aujourd’hui. Peut-être qu’on rate parfois un peu la cible mais on a fait le choix d’incarner une opposition claire qui prend parfois la forme de l’arrogance ou de l’insolence pour continuer à être un point de référence. On doit faire entendre une voix qui incarne une volonté de changement. Je ne suis pas sûr que l’électorat populaire du RN soit ravi de leur position conciliante.» Mais Corbière l’admet : de 17 à 74 députés, les insoumis sont passés d’un «commando» à un «régiment» qu’il faut apprendre à gérer. Le fameux happening du cercueil par exemple, a été organisé par quelques élus, sans l’aval du groupe.

Il s’agit aussi, dorénavant, de se coordonner avec des partenaires tout en laissant chacun affirmer son identité. «On a des cultures parlementaires différentes et c’est notre force, on parle à des gens différents», juge la députée écolo Sandra Regol. «C’est vrai qu’ils sont plus société du spectacle mais ce ne sont pas des frappadingues, abonde un dirigeant socialiste. Ils ont des réflexions qui sous-tendent ces mêmes actions. Après, on ne peut pas créer du conflit tous les jours, il faut montrer une autre face. Ils ont à apprendre de nous comme nous avons à apprendre d’eux.» Qu’elles parlent plus ou moins fort, les gauches parlent encore d’une même voix.

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                               Théâtre de la Criée :   °°° Demain, je prends mes boules Quiès !..

                                                                              2° Division ?..

 

                                                                            Loup y es tu ?..

                                                         Sous la férule de Mme Legourdin..

                                                                    Allez, ouste ! Du balai !..

                                                           Des hommes comme les autres ?..

                                                               ..de sa Majesté Ronchon 1° ?..

                                            "Un vrai bouillon d'onze heures pour Macron !.."

                                                                      Faire payer les riches ?..

 

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