Zizanie..

  • lepirelon

Alors, qu'est-ce que vous en pensez de cette pré-campagne présidentielle ?.. Vous trouvez que c'est la cacophonie et que ça ne vole pas haut ?.. Au ras des pâquerettes ?.. Que l'on sème la zizanie tous azimuts ?.. Pas faux !..

De toutes parts, on ne perçoit que rancoeurs, trahisons et faux-semblants. Chaque candidat guette le moindre faux-pas de ses concurrents au lieu d'affirmer ses propres convictions. Et de proposer une vision réaliste assortie de mesures pertinentes pour envisager le futur. Chacun mène sa barque au gré des sondages qui servent de boussole. Au risque de se perdre..

 

A propos de perdition, la gauche semble incapable de s'abstraire d'un processus autodestructeur. Après avoir psalmodié, sans y croire, le refrain obligé sur "l'union", tous les chefs de meute font le constat de la désunion. Rejetant la faute sur les autres. Ainsi de Jean-Luc Mélenchon qui a déclaré: "Ce que je pense de l’union de la gauche ? Rien du tout ! Foutez-nous la paix !" tout en raillant "des gamins sans expérience", qui voudraient le faire "participer à je ne sais quelle farce". Allusion à la "Primaire populaire" à laquelle il refuse de participer, tout comme Yannick Jadot et Anne Hidalgo. . 

 

Leur refus de participer à ce processus n'est pas illogique dans la mesure où ses organisateurs ne se cachent pas de vouloir leur barrer la route à tout prix pour favoriser l'émergence de la candidature de Christiane Taubira présentée comme la figure tutélaire de la gauche. Malgré ses errements électoraux passés et ses soutiens à Edouard Balladur et Bernard Tapie. Sans parler de sa contribution à la défaite de Lionel Jospin en 2002. Mais ses combats éthiques au sein des gouvernements de François Hollande lui ont fait gagner le label d'égérie de la génération 2.0. Après s'être longtemps faite prier, la madone de "la gauche morale" s'est résolue à s'impliquer dans la compétition. 

 

Inutile de préciser que cette éventualité n'arrange pas les affaires d'Anne Hidalgo dont la campagne ne prend pas. Ses propositions n'impriment pas. Au PS, on frémit à l'idée qu'elle ne franchisse pas la barre des 5% au-dessous de laquelle on n'a pas le droit au remboursement des frais de campagne. Certains proches quittent le navire qui fluctue mais n'a pas encore sombré. D'autres envisagent sournoisement de débrancher la candidature de la maire de Paris. Julien Dray qui s'y connait en coups fourrés affirme: "La direction du PS est en train d’organiser le sabordage de la candidate qu’elle précipite dans la fosse aux lions… Belle manœuvre !..". Et pour couronner le tout, François Hollande fait mine d'hésiter à revenir pour faire un tour de piste dans l'arène électorale. .   

 

A droite, le climat est aussi à l'orage. Après une embellie, Valérie Pécresse stagne dans les intentions de vote. Elle a beau durcir le ton, rien n'y fait. Ses prises de position aléatoires n'inspirent pas la confiance espérée. Et provoquent un doute sur sa sincérité et ses capacités à endosser le costume de président(e). Conséquence: certains cadres des Rrrrépubicains comme Eric Woerth rechignent à la soutenir. Pire, d'autres comme Guillaume Peltier quittent le parti LR et rejoignent Eric Zemmour qui en espère d'autres. Histoire de conforter son vieux projet d'unification des droites. .

 

Il peut aussi se réjouir du ralliement de Gilbert Collard, l'avocat-trublion passé du gauchisme de sa jeunesse à l'extrême droite de son âge mûr. Entraînant avec lui quelques caciques lepénistes. Et provoquant le dépit et la colère de la daronne du Ramassis national qui doit se battre sur deux fronts et s'échigne à retrouver sa place de challenger d'Emmanuel Macron, toujours pas déclaré. . En attendant Godot . .

 

Espérons que son arrivée proche clarifie la situation mais surtout concourt à élever le débat qui, pour l'instant, s'enlise dans "des guerres picrocholines", comme disait l'autre. Wait and see..  MB

 

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28.01.22: Nouveau drame familial chez les Le Pen. Marion Maréchal ex-Le Pen vient d'annoncer dans une interview au Parisien qu'elle ne soutiendra pas sa tante à l'élection présidentielle et qu'elle n'exclut pas de rejoindre Eric Zemmour. Confrontée à cette déclaration, la taulière du Ramassis national a marqué le coup en exprimant sa déception et en versant même une larmichette. “Si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait. Évidemment, c’est brutal, c’est violent, c’est difficile pour moi”, a t-elle concédé au micro de Cnews. Ajoutant: "On ne s’attend jamais vraiment” à ce genre de décision de la part de sa famille, malgré des relations conflictuelles. Et pour conclure, amusée par une question sur les chats, son animal favori: “En tout cas, c’est vrai qu’on n’a pas de mauvaises surprises avec eux”. Sauf, peut-être, avec le chat noir ?..

 

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                                                   "C'est dur. Je l'ai élevée comme ma fille !.."

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