Sainte-Nitouche et Nimbus..

  • lepirelon

Ah, mes amis ! Quelle rigolade ! Quelle bonne poilade !.. Quand, ce jeudi, sont apparus les visages des deux vainqueurs du 1° tour de la primaire interne des Rrrépublicains, c'est le fou rire qui nous a pris. Pensez donc ! Voir arriver en tête, comme une galéjade, Eric Ciotti, le candidat nimbus Canada Dry de Zemmour. Plus réac que moi, tu meurs ! Suivi de très près par Valérie Pécresse, la Sainte-Nitouche des rallyes versaillais qui compte bien ramasser la mise au 2° tour. Mais sait-on jamais ?..

 

En troisième position, se trouve Michel Barnier, le patriarche savoyard qui n'en est pas à une extinction de voix près. Lui dont le débit vocal concurrence celui de Joe Biden s'en sort avec les horreurs de la guerre et pourra prendre une retraite bien méritée dans son chalet montagnard pour vivre au rythme des marmottes. En revanche, celui qui ne va pas dormir peinard, c'est Xavier Bertrand arrivé quatrième au pied du podium ("la place du con" comme disent les sportifs..). Gageons que le coup est rude et la déception immense. Voilà des années qu'il s'y préparait. S'imposant même un régime draconien pour ne plus être ce "petit gros" raillé par ses condisciples. Plus léger mais pas d'autant plus plastique, Bertrand ? Ça ne plane plus pour lui ! Stop ou encore ?..

 

Il faut dire aussi qu'il a fait de grandes erreurs stratégiques. Il s'était lancé dans une course en solitaire, persuadé que son autorité et sa notoriété d'ancien ministre et de président des Hauts-de-France suffiraient à plier le match en distançant ses adversaires. Un temps, les sondages ont semblé lui donner raison. Il se voyait déjà en concurrent direct d'Emmanuel Macron, ne ratant pas une occasion de lui rentrer dedans. Or, sa côte de popularité stagnait et, toute honte bue, il a dû rentrer dans le rang en participant à la primaire interne des Rrrépublicains organisée par Christian Jacob qui ne s'est jamais remis du refus de concourir de François Baroin, le Grand méchant mou..

 

Pendant ce temps, la tortue Pécresse avançait méthodiquement ses pions. Revendiquant l'héritage de François Fillon, toujours populaire chez beaucoup de militants LR frustrés de la défaite en 2017. Elle a repris nombre de ses thèmes ultra-libéraux, notamment en préconisant de tailler à la serpe dans les effectifs de la fonction publique. Se voulant pragmatique, elle s'est proclamée "la dame du faire", lors de ses tournées au plus près du terrain. Afin de modifier son image de Parisienne des beaux quartiers élevée au couvent des oiseaux et d'effacer le grief d'énarque macron-compatible. Elle semble avoir assez bien réussi sa mue et avoir une bonne chance de l'emporter au finish . .

 

Mais sait-on jamais ?. L'arrivée en tête d'Eric Ciotti constitue la grosse surprise de ce scrutin. Celui qui se déclare en accord avec les thématiques zemmouriennes (immigration zéro, fin du droit du sol et du regroupement familial, rétablissement des peines plancher etc.. ) révèle la radicalisation ultra-droitière d'une bonne partie des militants LR sensibles aux idées sécuritaires, voire sectaires. Si, d'aventure, il sortait vainqueur de la compétition, cela créerait un nouveau séisme à droite. De nombreux électeurs ne s'y retrouveraient pas et fuiraient ailleurs. Vers la macronie ? . .

 

Malgré le soutien apporté à Valérie Pécresse par Xavier Bertrand, Michel Barnier et Philippe Juvin, on n'est pas à l'abri d'une surprise. Mauvaise pour le débat public et la démocratie. Tant les idées de l'extrême-droite y seraient présentes. Et là, fini de rire !.. Dieu merci, le pire n'est jamais sûr.. MB

 

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Exit, le favori des sondages Xavier Bertrand. Exit, le favori du parti Michel Barnier. Le second tour de la primaire LR opposera Eric Ciotti à Valérie Pécresse.

 

Les scores, étriqués, sont le reflet de l’incertitude de la campagne. Le parti s’est partagé en quatre parts équivalentes : 25,6 % pour Ciotti, 25 % pour Pécresse, 23,9 % pour Barnier, 22,4 % pour Bertrand. Philippe Juvin termine bon dernier, avec 3,1 % des suffrages. « C’est un peu le quatre-quarts breton », a commenté ironiquement Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national (RN), estimant que « ça prouve qu’il y a une forme de division ».

Un « quatre-quarts » que Valérie Pécresse a visiblement mal digéré. Interrogée sur la formule par Europe 1, la présidente de la région Ile-de-France a rétorqué : « Comme Marine Le Pen est bretonne, j’imagine qu’elle aime le quatre-quarts et [avec Les Républicains] elle va en bouffer beaucoup. »

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Jusqu’à sa chute brutale hier, finissant 4e du congrès d’investiture présidentielle de LR, Xavier Bertrand martelait un élément de langage, fort des meilleurs sondages de son camp : «Si je perds le congrès, Emmanuel Macron sera réélu.» Autrement dit : il était le seul à pouvoir l’emporter face au Président sortant. Un échec pour le champion des Hauts-de-France qui laisse néanmoins cet élément de langage en héritage, repris illico par les deux finalistes, Valérie Pécresse et Eric Ciotti.

La présidente de la région Ile-de-France a ainsi lâché, assurant être la plus rassembleuse et avoir l’avantage d’être une femme : «Je suis la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron.» Même topo chez Eric Ciotti qui pense aussi être «le seul à pouvoir battre Emmanuel Macron» car représentant d’une ligne droitière, la seule gagnante car pas «trop proche du macronisme». Sous-entendu : contrairement à sa rivale..

 

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04.12.21: Sans grande surprise, c'est bien Valérie Pécresse qui a été élue candidate des Rrrépublicains à l'élection présidentielle d'avril 2022 par 61 % contre 39 % à son rival Eric Ciotti. Après l'annonce des résultats, on a pu voir tous les chapeaux à plumes de la droite se congratuler et faire chorus en scandant: "Embrassons-nous Folleville !". Une pour tous, tous pour une ? Voire ?..

 

Le discours de la récipiendaire ne restera pas dans les annales de la rhétorique politique. Exemple: "Entre le président sortant et moi, il y a plus qu’une différence de ligne politique, il y a une différence de nature. Emmanuel Macron n’a qu’une obsession, c’est plaire. Moi, je n’ai qu’une seule passion, c’est faire..". On a connu des arguments plus percutants que ce jeu de mots bas de gamme . . 

 

                                                                         Ah, l'amour toujours !..

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                                              "Il veut me coller une droite bien musclée !.."

                                                               "Macron, sors de ce corps !.."

                                           Prête à vendre son âme pour arriver à ses fins ?..

 

 

 

 

 

 

 

 

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