Le récidiviste..

  • lepirelon

Dans la série: On n'en aura jamais fini de compléter notre galerie de portraits sur la couennerie humaine, il nous faut rajouter celui d'un récidiviste patenté. Celui de Julien Odoul, porte-parole - souvent frelatée - du Ramassis national. Celui qui s'est déjà illustré dans le passé par des sotties incongrues ou scandaleuses vient d'en ressortir une gratinée de derrière les fagots. Interrogé sur le sort des migrants bloqués à la frontière de la Biélorussie et de la Pologne, il a affirmé qu'il faut leur interdire d'entrer dans l'Union Européenne et laissé entendre qu'il faut les laisser mourir de froid. A deux reprises, malgré la réaction stupéfaite du journaliste . .  

 

Conscient de sa gaffe, il s'est repris à la troisième tentative de relance en se corrigeant: "Non. On ne les laisse pas mourir de froid". Trop tard. Le mal est fait. Tant pis. Et de redire avec force: “Il ne faut certainement pas accueillir ces migrants, dont beaucoup sont potentiellement dangereux”. Sans aller aussi loin que Zemmour qui ne cesse de psalmodier que les migrants "sont tous des voleurs, des violeurs et des assassins". Affirmation non étayée par des faits précis mais qui chatouille agréablement les oreilles de l'ultra-droite et d'une forte partie de la droite Trocadéro ex-filloniste. .

 

Mis à part son lapsus révélateur, ses assertions correspondent au désir de la taulière du Ramassis national de contrer l'influence de Mr Z en revenant aux fondamentaux du Front National de Papa. Foin du recentrage et de la dédiabolisation pour tenter de percer le "plafond de verre" ! Comme le disait un ex-président qui s'appuyait plus sur ses talonnettes que sur son talent pour la rhétorique: "On va leur servir du 'gros qui tâche' !..". Finies les douces affiches bucoliques couleur pastel ornées du fier slogan "Liberté" emprunté à Paul Eluard, le poète communiste. Retour au vieux fond de commerce traditionnel: "La France aux Français !" et "On est chez nous !". Non mais, sans blague !..

 

Cet incident n'a pas manqué de faire réagir une partie de la sphère politico-médiatique. Ainsi,  l’eurodéputé insoumis Manuel Bompard qui a twitté: "Ce n’est pas la première fois que Julien Odoul affiche son absence totale d’humanité. La tactique politicienne ne justifie pas tout”. Rejoint par sa collègue Manon Aubry qui s'interroge: “C’est quoi la suite ? Tuer par balles les réfugiés qui tentent d’entrer ?”. De même, le député LREM de l’Indre, François Jolivet qui renchérit: “Excédé par les déclarations outrageuses, celle de Julien Odoul dernière en date, qui non seulement ne résolvent rien mais en plus ajoutent de la haine à la difficulté”. En clair: Halte à la course à l'échalote !.

 

De son côté, Julien Odoul a tenté de se justifier sur Twitter, dénonçant une manœuvre de la chaîne d’informations en continu. “La vidéo est parfaitement claire: à aucun moment je parle de laisser mourir de froid les migrants mais oui, bien sûr, de les laisser à la frontière”. Une réplique qui a entraîné une réponse de l’animateur de l’échange, le journaliste Olivier Truchot. “Aucune ‘fake news’. Je vous pose trois fois la question. Vous dites "oui", deux fois, et finalement "non", la troisième fois. Pas besoin de nous menacer de porter plainte”, a t-il rétorqué . Et Pan ! dans l'abat-jour en papier !..

 

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois que l’intéressé est pris dans une polémique. Durant la campagne des régionales, c’est une “blague” sur le suicide des agriculteurs qui avait provoqué un tollé. Au mois de mars, c’est une remarque sexiste commise sur le plateau de LCI qui avait provoqué une avalanche de réactions indignées. Débattant avec Florence Portelli, il avait lâché: "Je ne suis pas blonde, moi !". "Comme Marine Le Pen alors ?", lui avait rétorqué la vice-présidente de la région Île-de-France. En 2019, il s'était signalé en protestant contre la présence au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté d'une mère d'élève voilée. Provoquant les pleurs de l'enfant. Honte !.

 

Décrit comme "peu subtil et peu intelligent" par un cadre du RN, ce dernier ajoute: "Le problème avec Odoul, c’est qu’il a un côté très 'je me regarde' avec un goût immodéré pour le buzz, qui chez lui l’emporte sur toute considération". D'accord. Mais, en principe, la bêtise n'excuse pas tout.. MB

 

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Wikipédia   Julien Odoul

 

À la suite des élections régionales de 2015, Julien Odoul entre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté comme élu de l’Yonne, obtenant son premier mandat électoral17. En 2017, il prend la tête du groupe Front national au conseil régional après la scission du groupe et le départ de Sophie Montel pour les non-inscrits18, puis intègre en 2018 le bureau national du parti19.

Il entre peu à peu en conflit avec la plupart des autres conseillers régionaux RN, qui lui reprochent notamment son manque de concertation des élus du groupe, son comportement jugé autoritaire et son refus de toute alliance avec le parti Debout la France. Fin 2019, la direction nationale du RN envoie un émissaire pour tenter d'apaiser les tensions après que dix des quinze élus frontistes au conseil régional ont réclamé que Julien Odoul soit démis de la présidence du groupe28.

En , il est mis en examen pour recel de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen25.

Julien Odoul est tête de liste du RN pour les élections régionales de 2021 en Bourgogne-Franche-Comté29,30. Sa campagne est marquée par plusieurs controverses et règlements de comptes au sein du RN (divulgation d'une vidéo de lui à caractère sexuel, d’un enregistrement de 2019 dans lequel il tient des propos ambigus sur le suicide d’un agriculteur, accusations d’emploi fictif d'une collaboratrice), ce qui conduit plusieurs de ses colistiers à lui demander de se retirer31,32. Alors que la région était jugée gagnable par le parti, Julien Odoul réalise un score moins élevé que prévu33,34 : dans un contexte de forte abstention, sa liste arrive en deuxième position au premier tour avec 23,2 % des suffrages exprimés, puis en troisième position au second tour avec 23,8 % dans le cadre d'une quadrangulaire35. Après le scrutin, il voit son élection comme conseiller régional contestée devant le Conseil d’État par un proche de Sophie Montel, qui invoque un problème de domiciliation de sa part36.

Quelques jours après les élections régionales, lors du XVIIe congrès du Rassemblement national, il est nommé porte-parole du parti par Marine Le Pen37.

 

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                                                               C'est sûr: ça déménage grave !..

 

                                       "J'ai suivi votre exemple. Je ne fais pas de détails !.."

                                                 Passées les bornes, il n'y a plus de limite !..

                                                                       Les dents de l'amer..

                                                           Qui ne sait rien, de rien ne doute..

                                                                       Nobody is perfect !..

                                                                                   Oups !..

                                                                      Comme un piranha ?..

 

 

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