Gulliver..

  • lepirelon

Non mais, sans blague, pour qui se prend t-il, celui-là ?.. Dans un nouveau   libelle, François Hollande remâche le passé et dézingue à tout va son successeur et les candidats en lice pour la présidentielle. Selon lui, à gauche, "toutes les candidatures sont lilliputiennes. Elles se livrent à des batailles aussi picrocholines que microscopiques". A rebours, se prendrait-il pour Gulliver, une sorte d'ex-géant au pied d'argile toisant avec mépris les autres acteurs de la vie politique ? Certains pensent qu'il se trumpise. "Après moi, le déluge !.." aurait dit Louis XV. En cela, les deux ex-présidents retraités, Nicolas S. et François H. sont au même diapason: "Tous des nains !.."

 

Dans ce pamphlet intitulé Affronter, en forme de règlement de comptes, il donne une place de choix à Emmanuel Macron. Il le décrit  comme "un homme d’aucune doctrine, un voyageur sans boussole changeant d’opinions au gré des événements. Sautant "d’une conviction à l’autre comme une grenouille sur des nénuphars..". Ajoutant: "Ce n’est pas le ‘‘en même temps’’, c’est ‘‘l’air du temps’’. Or un pays a besoin d’avoir un sens, une vision. Emmanuel Macron représente une technostructure qui pensait qu’elle pouvait faire mieux que les politiques". Il estime qu'Emmanuel Macron est en haut des intentions de vote pour 2022 parce qu'il "n'y a pas d'alternative sérieuse. ." Visiblement, il n'a toujours pas jeté la rancune à la rivière, comme disait son prédécesseur Giscard. 

 

Justement, dans l'alternative, personne ne trouve grâce à ses yeux. La gauche ? "Batailles picrocholines" et "candidatures lilliputiennes". Arnaud Montebourg ? "Zorro de la politique qui pourrait finir en zozo". Jolie formule, cousue main. Mélenchon ? "C'est un boulet pour la gauche. Par ses positions, par sa personnalité, il interdit un programme et un gouvernement communs". . Qui reste t-il ?.. Anne Hidalgo: "une femme toute de sang-froid, de détermination et de ténacité", à laquelle il conseille de rester "fière de son identité socialiste" pour "être capable de rassembler une majorité de Français". Mais il juge cependant qu’il lui faudrait "un bain de jouvence" à la "bonne vieille social-démocratie", et que la candidate socialiste en 2022 devra "avoir un projet global" et "s’adresser à tous". Actuellement située à 4/5 % dans les sondages, ce n'est pas gagné d'avance.. 

 

Il appelle au "rassemblement des électeurs autour d’une force motrice qui doit être la gauche de gouvernement". Dans une campagne présidentielle, il faut s’affirmer et surtout donner un espoir. Ne pas s’adresser à telle ou telle catégorie mais à tous les Français, en présentant un projet global". Néanmoins, pour lui, "c’est la gauche tout entière qui risque la marginalisation si elle ne parvient pas à être au second tour" de l’élection présidentielle. "Je pense qu’il est encore possible de réussir. Sa place n’est pas de camper marginalement dans l’opposition, c’est d’assumer la responsabilité du pays". Pour faire face aux défis majeurs de la France et "la grande mutation" de la société. Or, selon lui,  le parti socialiste a été "dans l’excuse et l’effacement plutôt que dans l’affirmation et la proposition". Même s'il prend aussi sa "part de responsabilité" sur cet effondrement. "J’ai dirigé la France, avec des réussites mais aussi des échecs", explique-t-il sans s’appesantir sur son bilan. Superflu. Ses successeurs s'en sont déjà bien chargés. Sans barguigner sur l'inventaire et la mise au ban..

 

Poursuivant la revue des troupes, Le Hollandais violent décrit le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour comme un “Petit chose”, qui nourrissait “une amertume grandissante” de ne pas être suffisamment reconnu. “Mais n’est pas Trump qui veut, même en miniature”. "Tous des nains !..", vous disais-je. Quant à Edouard Philippe, il note que ce dernier camoufle aujourd’hui "ses intentions réelles dans une sorte de brouillard rhétorique, à l’instar de ces poulpes qui se dissimulent derrière un nuage d’encre". Mais pas un mot sur le trio infernal des Rrrépublicains, Bertrand, Pécresse et Barnier qui se tirent la bourre à donf  pour décrocher le cocotier gaullo-souverainiste . .

Ou sur la matrone du Ramassis national qui a perdu son chat. Nul doute que cela ne saurait tarder.

 

A la question: Sera-t-il lui-même candidat en 2022 ? François Hollande se contente de répondre avoir "déjà été président". "Je n’ai pas besoin de nourrir cette ambition. Je ne recherche rien pour moi-même. Je n’ai pas de revanche à prendre". Heu ?.. Comme il ne faut pas injurier l'avenir, il énonce quelques pistes programmatiques. Il défend un régime présidentiel qui supprime le premier ministre, une "planification" pour "fixer pour un temps long le chemin de croissance du pays". Il préconise aussi un "New Deal à la française" post-Covid, destiné à "renforcer nos capacités industrielles, adapter notre organisation à l’urgence écologique, et préparer la population, les jeunes comme les moins jeunes, aux métiers de demain". Face à "l’indispensable tarification du carbone", qui risque de créer de "l’injustice", il suggère, comme d’autres à gauche, "une compensation par la distribution de chèques ciblés". Dites-moi si je me trompe, mais ces mesures ressemblent beaucoup, trait pour trait, à celles mises en place par le présent gouvernement. Non ?.

 

Avant de s'envoler pour la Guyane pour assister au décollage de la fusée Ariane, sinon de sa campagne électorale, Jean-Luc Mélenchon a twitté: "Au secours, le zombie Hollande est de retour. Plus méchant que jamais il mord tout ce qui bouge. Changez de trottoir quand il passe". Bataille pichrocoline ?.. Requiem . . MB

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog