Alerte rouge en Afrique noire..

  • lepirelon

Mais quelle mouche l'a donc encore piqué ?.. Au retour de sa tournée africaine en terre de mission où il était accompagné de la passionaria Mathilde Panot "aux yeux revolver" et de son porte-flingue Bastien Lachaud, Jean-Luc Mélenchon s'en est pris violemment à un quidam qui lui demandait de poser pour un selfie. Devant l'insistance de ce dernier malgré son refus, le leader a minima de la secte des Z'insoumis l'a agressé verbalement, le traitant de "connard" puis demandant à son escorte de lui "péter la gueule". Cela nous rappelle quelqu'un d'autre, en d'autres temps (Casse-toi pov'con !..)

 

Les faits ont été révélés par une vidéo mise en ligne par l'hebdo ultradroitier Valeurs actuelles qui n'est pas notre tasse de thé. Loin de là. Néanmoins, on ne peut les passer sous silence tant ils trahissent, une fois de plus, le caractère ombrageux, impulsif et agressif du grand Scrogneugneu de la France pseudo insoumise. S'il est anecdotique, l'incident montre, une fois de plus, son incapacité à garder la maîtrise de soi. D'aucuns vont jusqu'à parler de bipolarité. D'autant que le jeune homme dont on entend la voix, s'il insiste beaucoup, il le fait sans véhémence ni agressivité. .

 

Cet évènement vient compléter toute une série de faits où le grand mage de l'insoumission a donné l'image d'un homme qui n'est pas un adepte de la non-violence du sage Ghandi. Tout le contraire. On peut se souvenir de ses diatribes - voire de ses injures méprisantes - répétées contre des journalistes. Ou de son délire verbal contre les policiers et les magistrats lors de la fameuse séquence de la perquisition du siège de son parti, en 2018. Et de ses illustres répliques passées à la postérité: "La République, c'est moi !" et "Ma personne est sacrée !". Sacré nom de nom !..

 

Ces extravagances ont eu pour effet de décrédibiliser sa parole auprès de nombreux adeptes de sa posture d'opposant à la macronie. Et surtout lui ont coûté l'espoir de rassembler la gauche et de représenter une alternative crédible au pouvoir actuel afin d'accéder à la fonction suprême. .            Il n'empêche qu'il s'y voit déjà si l'on se réfère à ses propos lors de son safari africain. Au Burkina Fasso, il est allé chercher l’inspiration auprès du Balai citoyen, mouvement-phare de "la révolution citoyenne" de 2014 qui mena à la chute du président Blaise Compaoré. Il a aussi salué la mémoire du capitaine Thomas Sankara, "haute figure de l’insoumission", assassiné trente ans plus tôt. .

 

A Ouagadougou, devant des étudiants, il a tenté de faire entendre "une autre voix de la France", forcément débarrassée des maux de "l’impérialisme", du "néocolonialisme" et du "paternalisme".   Il a a ainsi réitéré son opposition à l’opération "Barkhane", avant de se dire, s’il est élu, "prêt à annuler tous les accords de défense" qui lient Paris avec plusieurs capitales africaines en cas d’attaque extérieure. "Le départ de l’armée française, c’est quand vous voulez !", a-t-il lancé, bravache, à son jeune public. Répétant qu’il était venu "apprendre et pas pour donner des leçons". 

 

Sûr que ce n'est pas le genre du bonhomme !.. Se mettrait-il soudain à parodier Jean Dujardin et à aligner les poncifs incongrus dans une sorte de remake low-coast genre "SOS sans disette" ? . .  MB

 

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Jean-Luc Mélenchon, le Janus des temps modernes

par Rachid Laïreche

 

En lançant «connard» à un homme en juillet à Paris, le leader de La France insoumise a révélé un deuxième visage, loin de la sérénité qu’il affiche dans sa campagne à la présidentielle.

 

En politique, il existe deux sortes d’histoires : celles qu’on raconte et celles qu’on subit. Les premières sont belles comme un été à la plage et les secondes tombent sur la tête comme de la grêle. Le candidat insoumis à la présidentielle en est l’exemple parfait. On a eu le droit à deux Jean-Luc Mélenchon, du jour au lendemain. Le premier, d’abord. Dimanche, il met fièrement en ligne le premier épisode d’un documentaire (produit par son mouvement) au doux nom de 2022 : nos pas ouvrent le chemin. Les têtes pensantes insoumises prennent la parole les unes après les autres dans un joli cadre. Elles racontent le lancement de la campagne présidentielle en prenant le temps de bien choisir les mots et le ton. Elles parlent de leurs ambitions et de leurs rêves dans les mois à venir. C’est beau.

 

«Je vous dois quelque chose ?»

 

L’acteur principal figure bien évidemment au casting. Jean-Luc Mélenchon revient sur sa décision qu’il a officialisée en novembre. Sur les doutes et les interrogations avant d’emprunter un chemin semé d’embûches. Il dit aussi une chose qu’il répète souvent : porter le drapeau durant une présidentielle (c’est la troisième fois pour lui) pèse sur les épaules, peu importe qu’elles soient frêles ou carrées. C’est se préparer à la baston contre des adversaires sans concessions et mettre un terme au «peu d’espace privé» qu’il reste. Le député des Bouches-du-Rhône a toujours compartimenté sa vie. Pas le genre à se confier sur ses amours et ses baignades estivales.

 

C’est une autre histoire qui s’est racontée le lendemain. Cette fois, les insoumis ne tirent plus les ficelles. A la manœuvre, le média réactionnaire Valeurs actuelles, qui a dégoté une vidéo du patron de LFI. On y voit Jean-Luc Mélenchon sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris. Un attaché parlementaire l’accompagne. C’était au début du mois de juillet. Un homme derrière le téléphone qui filme s’adresse au candidat à l’Elysée. Il lui demande une photo. Jean-Luc Mélenchon tente toujours de se tenir éloigner des foules et des selfies. Il refuse, s’agace et lâche : «Je vous dois quelque chose ? Je ne veux pas. Je ne veux pas connard !» L’homme planqué derrière son téléphone demande pourquoi des insultes pleuvent. L’insoumis conclut l’échange à sa manière : «Ce n’est pas la peine de m’emmerder.»

 

Deux visages

 

Qui est cet homme ? Pourquoi il filme ? Etait-ce un piège ? Pourquoi Jean-Luc Mélenchon monte dans les tours ? Comment la vidéo se retrouve-t-elle dans les mains de Valeurs actuelles ? Aujourd’hui, les questions sont sans réponse. Les insoumis ne décrochent pas le téléphone. Les politiques sont moins bavards lorsqu’ils ne sont pas à l’initiative des événements. En attendant, la vidéo fait beaucoup causer sur les réseaux sociaux. Les ennemis de Mélenchon commentent les images avec le sourire. Ils ne cherchent pas à connaître les coulisses ; ils se contentent de ce qu’ils ont sous les yeux. Les copains du tribun, eux, préfèrent ce qui s’est passé lundi, forcément . .       Les deux vidéos s’affrontent, s’entrechoquent et disent des choses différentes.

 

Du coup, qui est Jean-Luc Mélenchon ? Le premier : le candidat au poste suprême qui conte son lancement de campagne avec douceur ? Le second : le député qui lâche un «connard» à un passant au statut inconnu, qu’il soit militant ou adversaire ? Peut-être un peu des deux. Une sorte de Janus des temps modernes, l’un des plus anciens dieux du panthéon romain. On le représente comme pourvu de deux visages opposés, l’un regardant devant lui, l’autre derrière. Ce qui nous mène à notre actualité. En politique, ceux qui racontent des histoires se concentrent rarement sur les deux visages. Ils en choisissent un, délibérément. Certains metteurs en scène font mine de ne pas voir l’autre. Ou pire, ils sont souvent persuadés que la foule n’y verra que du feu. C’est ballot . .

 

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                                                                "Va-z'y ! Pète lui la gueule !.."

 

 

 

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