Du goudron et des plumes..

  • lepirelon

Voilà, c'est fini ! Il est parti. Tâchant de faire bonne figure mais le coeur n'y était pas. Un dernier salut au drapeau qu'il a profané et une dernière rodomontade. Puis il a disparu dans les airs. E finita la commedia !.. Une comédie qui a failli tourner à la tragédie, le 6 janvier. Quoi qu'il dise ou qu'il fasse, la saga Trump sera à jamais marquée du sceau de l'infamie par ce jour où il a encouragé ses supporters à prendre d'assaut le Capitole, symbole suprême de la démocratie américaine. Dernier acte d'une présidence qui aura constamment entremêlé la pantalonnade et le théâtre de l'absurde. Le mauvais feuilleton des 80's, genre Dallas ou Dynasty, et la comédie grinçante comme Dr Folamour. L'opéra-bouffe et le drame shakespearien. Rigoletto et Richard III..

 

Jusqu'au bout, il aura exercé sa capacité de nuisances en abusant de ses prérogatives. Contrairement à la tradition qui veut qu'un président sortant s'en abstienne, il a ordonné treize exécutions capitales, notamment celle d'une femme, condamnée pour meurtre, en 2004, malgré des signes de démence avérés. Une première depuis soixante-dix ans. Certains autres, détenus de longue date, attendaient des recours qui n'ont pas abouti. Rejetés par la Cour suprême des Etats-Unis où siège une majorité de juges conservateurs dont trois nommés par Donald Trump. .

 

En revanche, il ne s'est pas privé d'user de son droit de grâce à l'égard de certains de ses ex-collaborateurs et amis poursuivis ou condamnés. Certains, impliqués dans l'enquête sur l'ingérence russe en 2016, en ont déjà bénéficié. D'autres pourraient suivre, comme le rappeur Lil Wayne, qui risque jusqu'à dix ans de prison pour possession d'une arme à feu, un célèbre médecin de Floride condamné pour fraude, ou son ancien conseiller tombé en disgrâce Steve Bannon. Ce dernier doit comparaître devant un tribunal en mai prochain pour avoir possiblement empoché de l’argent destiné à financer la construction du mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

 

Il vient aussi de gracier le père de Jared Kushner, son jeune gendre et conseiller. Charles Kushner avait été condamné en 2004 à deux ans de prison pour des malversations fiscales. Donald Trump aurait également envisagé, selon la presse américaine, d'accorder une grâce préventive à ses enfants, à Jared Kushner et à son avocat personnel Rudy Giuliani, avant de quitter la Maison Blanche.  Pire, il aurait aussi évoqué l'éventualité de se gracier lui-même de crimes pour lesquels il pourrait être poursuivi en relation avec son mandat. En 2018, il avait affirmé avoir "le droit absolu" de prendre cette mesure, qui serait un précédent. Insensible face aux accusations de népotisme.  Et d'abus de pouvoir caractérisés. .

 

Il était vraiment temps que ce triste sire laisse la place à celui dont il conteste la légitimité. Renié tardivement par ses plus importants soutiens républicains, abandonné par ses banquiers, rejeté par ses futurs voisins, menacé pour la deuxième fois de destitution et poursuivi pénalement pour divers méfaits, il pourrait bien se retrouver dans la posture moyenâgeuse du réprouvé: couvert de goudron et de plumes. Une tenue peu seyante pour arpenter les greens de golf. .  MB

 

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                                                                        Force de frappe ?..

 

 

 

                                                                         Dans ses rêves !..

 

 

 

 

 

 

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