Chien et chat..

  • lepirelon

Pas chienne, Marine Le Pen ! A son tour, elle s'est pliée à la séance des voeux à la presse qui, sauf exception, ne la ménage pas. Forte d'un sondage qui la place en tête d'un éventuel premier tour de l'élection présidentielle en 2022, elle ne s'est pas privée de mordre, sans retenue, les jarrets du gouvernement. Dénonçant sa gestion de la crise sanitaire et sociale faite, selon elle, d'atermoiements et d'improvisation, elle l'a qualifiée de "politique du chien crevé au fil de l'eau". Reprenant ainsi une critique adressée jadis par François Fillon à François Hollande. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage..

 

La formule n'est pas des plus élégantes ni forcément pertinentes. Qu'importe puisque l'essentiel était de ne pas laisser cet évènement passer pour inaperçu. La nouvelle diplômée De l'Acaced (attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d'espèces domestiques) lui permettant d'élever des chats, a distribué les coups de griffe au pouvoir tout en ronronnant du plaisir de confirmer sa place d'opposante n°1 à la Macronie. Pour le reste, elle a resservi son habituelle pâtée souverainiste et prôné l'utilisation du très cher traitement expérimental contre le coronavirus à base d'anticorps de synthèse administré à l'ex-président américain Donald Trump.

Son ex-modèle qui ne peut plus cacher son air de chien battu..

 

Elle a beau dire s'être "assagie" pour acquérir une posture présidentielle, il n'empêche que sa crédibilité reste son principal handicap. Comme Mélenchon, son alter ego populiste de gauche plombé par le souvenir de son pugilat avec les forces de l'ordre aux portes de son mouvement perquisitionné par la justice, elle a du mal à effacer l'image calamiteuse de son débat avec Macron en 2017 qui a révélé son incompétence, son dilettantisme et son manque de sérieux rédhibitoires. 

 

Néanmoins, elle prépare sa revanche sur le mauvais sort en lui gardant un chien de sa chienne. Décidée à ne pas donner sa part au chien ou à être jetée aux chiens. Fini, le chat noir de la défaite. Fini d'être traitée comme un chien. Les chiens ne font pas des chats. Nom d'un chien ! Ouaf !.. MB

 

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On se souvient que la cause animale avait été un objet de fâcherie entre le père et la fille Le Pen. Lorsque celle-ci habitait encore la gentilhommière de Montretout héritée du cimentier Lambert, elle avait découvert un soir que le doberman de son père avait dévoré un de ses chatons. Furieuse, elle avait décidé de quitter le domicile familial et de déménager. Peu de temps après, elle prenait la place de son père à la tête du FN. Il aurait pu s'écrier: "Faut pas pousser pépère dans les cactus !.." Depuis, ils sont comme chien et chat..

 

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Présidentielle : la dernière chance de Marine Le Pen en 2022

 

A dix-sept mois de l’élection, la présidente du Rassemblement national apparaît dans les sondages comme la principale opposante à Emmanuel Macron.

 

 

C’est, pour Marine Le Pen, un anniversaire. Il y a dix ans, le 16 janvier 2011, la fille de Jean-Marie Le Pen prenait la présidence du Front national (FN), en battant assez largement son rival Bruno Gollnisch au congrès de Tours, après quarante ans de règne sans partage de son père, le patriarche de l’extrême droite. « Merci à tous pour vos messages d’encouragement, a twitté samedi 16 janvier la présidente, après le déluge traditionnel de félicitations célébrant l’anniversaire. Votre engagement m’emplit de fierté et votre affection m’est très précieuse. Le plus beau, le plus grand est devant nous… pour la France ! »

 

Dix ans plus tard, le bilan de Marine Le Pen n’est certes pas négligeable. Elle a rassemblé 10,6 millions de voix au second tour de la présidentielle de 2017, un record historique – Jean-Marie Le Pen en avait obtenu 3,8 millions au premier tour en 2007, sa fille 6,4 millions en 2012 puis 7,7 millions au premier tour en 2017 –, et la dynamique semble se maintenir. La liste portée par Jordan Bardella, le jeune vice-président du parti, est arrivée en tête des élections européennes de mai 2019 avec 23,34 % des suffrages.

 

Deux rejets très forts

 

Marine Le Pen, qui doit présenter lundi 25 janvier ses vœux à la presse, est toujours donnée comme la principale concurrente d’Emmanuel Macron, à dix-sept mois de l’élection présidentielle, même si le paysage politique est mouvant comme jamais. Un sondage IFOP-Fiducial pour CNews et Sud Radio de juin 2020 créditait même la présidente du Rassemblement national (RN) de 45 % des intentions de vote au second tour, s’il fallait voter immédiatement. Et surtout 40 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2017 seraient prêts à voter pour elle, et 33 % de ceux de François Fillon.

 

Reste que les derniers points pour approcher une majorité sont les plus difficiles. Marine Le Pen mord toujours très peu sur l’électorat âgé – celui qui vote le plus –, sur celui des diplômés et celui des classes moyennes. Mais le cas de figure est inédit : Emmanuel Macron, comme Marine Le Pen, font tous les deux l’objet d’un très fort rejet. L’anti-lepénisme sera-t-il plus fort que l’anti-macronisme ? En 2017, seule la détestation du lepénisme était en jeu.

 

Il reste en réalité à Marine Le Pen du chemin à faire, et le RN conserve nombre des faiblesses du FN. En termes d’implantation locale, d’abord. Le bilan des élections municipales de 2020 est très mitigé. Le RN a certes conservé la dizaine de petites villes qu’il gérait et enlevé Perpignan, sa seule ville de plus de 100 000 habitants, mais on est loin d’un frontisme municipal, y compris dans ses deux fiefs, le Sud-Est et le Nord-Est. Il n’est pas certain aussi que le parti triomphe aux régionales prévues pour l’instant en juin 2021 : même si le RN tente d’élargir son assise en mettant en avant comme candidats des transfuges de la droite classique, il présente surtout des cadres dont la notoriété est modeste.

 

En interne, Marine Le Pen n’a pas d’opposants déclarés. Elle a chassé du parti les skins, les néonazis et le folklore de l’ultradroite, condamné l’antisémitisme, rendu hommage aux victimes du Vel’d’Hiv, au général de Gaulle et tient d’une main ferme l’appareil. Elle devrait quitter momentanément la présidence du RN à l’approche de la présidentielle, probablement lors du congrès de Perpignan, en juillet, pour s’afficher comme la candidate non plus d’un mouvement mais de tous les Français – elle l’avait déjà fait en 2017, mais très tardivement, entre les deux tours de l’élection présidentielle.

 

Deux familles

 

Elle sait qu’elle joue gros : un troisième échec à l’élection suprême signerait probablement la fin de la domination lepéniste sur le parti – ce n’est sans doute pas un hasard si sa nièce, Marion Maréchal, a abandonné le nom des Le Pen. Contrairement à son père, un éternel opposant qui ne s’était jamais vraiment intéressé à la question de son arrivée au pouvoir, Marine Le Pen assure vouloir gagner. Le diplôme d’éleveuse de chats qu’elle a passé à l’automne envoie cependant un étrange message à ses troupes, et peut laisser croire qu’elle n’écarte aucune hypothèse.

 

C’est que le RN, pour l’heure, comprend deux familles : un petit carré, à la direction, de fidèles de la présidente, qui jouit effectivement d’une réelle popularité chez les militants. Et les identitaires de l’autre, plus radicaux, présents dans toutes les strates de l’appareil, qui rongent parfois leur frein autour de la figure encore floue de Marion Maréchal. Les aventures personnelles de Bruno Mégret et de Florian Philippot prouvent que les scissions sont mortelles et que le pouvoir ne se prend qu’au sein du parti – et après 2022.

Des cadres du RN doutent que Marine Le Pen ait les moyens de gagner, qu’elle soit réellement crédible et qu’elle dispose d’une équipe professionnelle capable de gérer le pays. Le RN est certes devenu un parti puissant électoralement, mais il conserve de ses origines un fonctionnement de groupuscule. Quand Marine Le Pen a pris la présidence du FN, le parti affichait un excédent budgétaire de près de 5,9 millions d’euros. Le dernier chiffre fiable des finances du RN, en 2018, faisait état d’un déficit de 28 millions d’euros – le parti multiplie les emprunts auprès des sympathisants en attendant d’être renfloué en 2022 par la dotation d’Etat aux législatives.

 

« Aucune excuse »

 

Le calamiteux débat d’entre-deux-tours face à Emmanuel Macron en 2017 est toujours une épine dans le pied de Marine Le Pen. Elle s’en est expliquée dans un documentaire, diffusé lundi 18 janvier sur LCP : « J’avais deux possibilités, montrer qui était Emmanuel Macron ou qui était Marine Le Pen. J’ai choisi de montrer qui il était. C’était une erreur stratégique. J’ai été trop offensive. Je ne me cherche aucune excuse. » Peut-être, mais elle était en tout cas mal préparée, avec sa pile de dossiers, un agenda surchargé et jusqu’à un rendez-vous fort tard la veille avec une association africaine.

 

Plus grave, si 33 % des Français estiment que le RN « incarne le mieux l’opposition » au chef de l’Etat, selon le tableau de bord IFOP-Fiducial de janvier pour Paris Match et Sud Radio – contre 25 % pour La France insoumise et 23 % pour Les Républicains –, l’indice est en chute libre : Marine Le Pen a perdu 10 points depuis septembre 2019. Ce qui signifie qu’elle n’a guère su capitaliser la crise des « gilets jaunes », dont les thèmes étaient pourtant parfois très proches de ceux du RN. Mais le parti a du mal à saisir la nature de ce type de mouvements sociaux, vécus comme des poussées de désordre et d’anarchie, alors que le RN reste par excellence le parti de l’ordre.

 

La crise du Covid-19, en dépit des différents atermoiements du pouvoir, ne lui profite pas non plus réellement, et Marine Le Pen semble se réfugier dans une position attentiste, en suivant pas à pas les évolutions des Français, notamment sur les vaccins – sans se tenir à l’avant-garde et proposer une réelle alternative.

 

Franck Johannès

 

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                                                                  "Jamais deux sans trois !.."

 

 

                                                                          "Bonne année !.."

                                                   Tiens ! Tu pourras te prendre pour Bébel..

 

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