Boîte à coucou..

  • lepirelon

Les Etats-Unis n'ont plus leur clown Bozo. Mais, en France, nous avons son pendant pour nous distraire: Méluche. Le leader autoproclamé des Z'insoumis vient, encore une fois, de se distinguer par des déclarations décoiffantes. Il vient d'affirmer ne s'être jamais senti "aussi prêt à gouverner". Néanmoins, il juge la victoire en 2022 "difficile", mais atteignable s’il crée une "dynamique d’adhésion". .  Pour cela, sans complexe, il assure modestement:  “Faire campagne est un art. Je me fais confiance pour l’art d’aller pondre des œufs dans le nid des autres, et pour créer moi-même les événements”. 

 

Pondre des oeufs dans le nid des autres ? Cette stratégie du coucou, que lui reprochent d’ailleurs certains de ses adversaires, consiste à s’emparer des thématiques de ses concurrents pour défendre son propre programme et agenda. Certains appellent cela un processus de triangulation qui consiste à picorer une partie des idées de l’adversaire pour l’affaiblir: manœuvre ancienne mais concept récent, forgé par un conseiller de l’ex-président américain Bill Clinton en 1996.  Dans l'esprit de Mélenchon, il s'agit plutôt d'imposer aux brebis égarées de la gauche son programme de 2017: "L'avenir en commun" qu'il juge pertinent, inoxydable et toujours d'actualité. Malgré les nombreux bouleversements survenus depuis. Vol au-dessus d'un nid de co(u)c(o)us ?..

 

Il explique: “Nous avons besoin de la magie du rassemblement de masse ! Elle joue pour nous un rôle très important: permettre aux nôtres de constater tout d’un coup qu’ils sont bien plus nombreux qu’ils ne le pensaient, faire reculer la résignation qui est notre premier ennemi avec l’abstention”. Pour ce faire, outre son hologramme, le gourou des Z'insoumis entend déployer sa jeune garde de députés qui ont émergé pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron. “Vous allez les voir s’affirmer pendant la campagne, la tête rousse de mon camarade Quatennens, les yeux bleus revolver de ma camarade Panot, la mine paisible de Younous Omarjee...”, énumère-t-il. Objectif: démontrer que, malgré les réticences des communistes à le soutenir, Jean-Luc Mélenchon ne part pas en campagne tout seul. Sans oublier ses deux chiens de garde: Coquerel et Corbière..  Et Ruffin ?.. Il reste tout seul dans sa célèbre cuisine assigné à la corvée de patates ?..

 

Concernant la conclusion d’alliances à gauche, le sujet semble au point mort. "Quand j’ai été sûr qu’il y aurait deux candidats Vert et socialiste, j’ai compris qu’il n’y avait rien à espérer des appels à l’unité. Aujourd’hui, l’union c’est la confusion. "De quel prix paierait-on de renoncer à tout pour m’entendre avec les autres ?", argue Mélenchon. "Supposez que je parvienne de nouveau à me regrouper avec les communistes, que des personnalités et des groupes décident de faire campagne avec nous : je peux réussir à faire l’union dans la clarté". Et d’ajouter :"Ma ligne, c’est de construire une dynamique d’adhésion populaire à notre programme. C’est difficile. On peut douter. Mais on ne peut renoncer". Comme on dit: "Y'a que la foi qui sauve !.."

 

En attendant : “On ne sortira pas de la succession des pandémies avant des mois, peut-être des années. Le virus va muter plusieurs fois, on va devoir vivre avec les virus”, prophétise t-il dans un entretien accordé ce vendredi 22 janvier à l’AFP. Malgré les nombreuses assertions approximatives qu'il a énoncées depuis le début de la pandémie. Et surtout à propos du vaccin Pfizer qui "l'inquiète" car on n'aurait pas attendu la phase 3 des essais cliniques pour le certifier. Ce qui est rigoureusement faux. Disant cela il participe à la campagne de dénigrement des "antivaxs". Mais le fond de l'affaire est ailleurs: le vaccin de Pfizer BioNtech est de conception germano-américaine.  Deux pays qu'il voue aux gémonies. Et qu'il abhorre. A ses yeux, cela suffit à discréditer leur action. A rebours, il ne tarit pas d'éloges sur le vaccin russe Spoutnik. Moins pire que le Novitchok !.. 

 

Dans l'interview à l'AFP, le député des Bouches-du-Rhône assume sa colère face aux policiers et aux procureurs avec son mémorable cri du coeur: "La République, c'est moi !.." suivi de: "Ne me touchez pas. Ma personne est sacrée !..", ce fameux 16 octobre 2018, lorsqu’une perquisition avait été diligentée au sein du siège de La France insoumise (LFI) dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen et les comptes de la campagne 2017. Il déclare: "Je n’ai pas honte d’avoir dit ça, je me reproche une erreur tactique : m’être cru fort au moment où j’étais faible. La bêtise, c’est de n’avoir pas vu la caméra. Quarante secondes m’ont bien amoché !.." Le retour du refoulé agit toujours comme un révélateur tardif. "Si j'aurais su, j'aurais pas venu !..".  Après coup, l'esprit de l'escalier. 

 

On ne risque pas de l'oublier. Cela lui colle à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock. Pour calmer son courroux, il pourrait chanter à tue-tête: Coucouroucoucou ! Ay, ay, ay, ay, ay !..  MB

 

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En 2021, Mélenchon et les insoumis bichonnent la presse

Le candidat de LFI pour la présidentielle de 2022 a présenté son nouveau local jeudi à Paris. Il en a profité pour tenter de se rabibocher avec les médias.

 

Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle adresse : un grand local aux alentours de la gare de l’Est, à Paris. Le candidat à la présidentielle de 2022 a ouvert jeudi les portes de son nouveau chez lui à la presse pour présenter ses vœux. Un exercice habituel en politique. La crise sanitaire impose ses règles : l’insoumis est à l’étage et les nombreux journalistes dans une pièce un cran plus bas. Jean-Luc Mélenchon a toujours eu des rapports bouillants avec les médias. Dans son nouveau local, le député des Bouches-du-Rhône a des mots doux envers nous. Il souligne l’importance de la pluralité et de la liberté de ton des gratte-papier. On s’étonne un peu avec un petit sourire en coin en attendant la chute. Rien de tout ça.

 

Friandises à l’œil

 

Le candidat à la présidentielle qui maîtrise sa communication sur les différents réseaux sociaux souhaite écrire une nouvelle histoire avec la presse mainstream. Le tribun a besoin des deux pour sa campagne. Il a tout de même fait une demande. La fin de la baston a un prix : «Nous en avons assez des mots qui nous sont accolés et qui ne sont pas les nôtres. Nous en avons assez des campagnes qui insultent notre camp. Ne vous arrêtez pas aux personnes et quand il s’agit de moi, regardez plutôt notre programme.»

Le leader insoumis a également évoqué la présidentielle, la «dernière station avant le désert», dit-il. L’insoumis fait mine de ne pas regarder la concurrence à gauche (Hidalgo, Jadot, Piolle, Montebourg…) qui s’échauffe. Il ne parle que de lui : «Je propose un programme politique pour changer notre pays de fond en comble, lui redonner la puissance morale, intellectuelle, scientifique, culturelle. C’est la puissance dans laquelle la France peut exceller.»

 

Sa prise de parole se termine. Les députés et les figures du mouvement proposent à la presse du café, du thé et des petits gâteaux. Ce n’est pas courant chez les insoumis. C’est plutôt un truc de socialistes, les friandises à l’œil pour la presse. Et ça ne s’arrête pas là : nous avons également droit à une visite accompagnée dans les nouveaux locaux.

 

Disneyland insoumis

 

Les organisateurs divisent les médias en trois groupes. La balade démarre. Le guide de notre groupe se nomme Manuel Bompard, député européen. Il n’oublie aucune pièce. Sur les murs, de belles photos de Jean-Luc Mélenchon et les siens. Ils sont beaux. Nous sommes un peu dans le Disneyland insoumis. On passe devant des bureaux, des jeunes gens travaillent devant des ordinateurs, avec des stores à moitié fermés, comme dans les séries américaines. La presse est au cœur du réacteur. Les frissons. Notre groupe a droit à une surprise : une rencontre avec Jean-Luc Mélenchon. On entre dans son grand bureau, il est installé sur sa chaise, se lève avec son plus beau sourire avant de mettre son masque. L’impression de vivre un rêve éveillé.

 

Lors de la dernière présidentielle, on devait négocier pour le voir en photo. Cinq ans plus tard, il est devant nous, rien que pour nous. Le député est sympa. Notre petit groupe a droit à des blagues et des anecdotes après son voyage cet hiver sur l’île de la Réunion. Le temps passe et il ne regarde même pas sa montre. Le Premier ministre parle dans quelques minutes pour annoncer de nouvelles mesures pour freiner le virus fou ? Jean-Luc Mélenchon nous parle de la décoration de son bureau. Le grand Jean Jaurès a une belle place, Robespierre aussi. Il y a aussi des casques d’ouvriers et un prix pour ses milliers de vues sur YouTube. Le conte de fées s’achève. En quittant les lieux, Juliette Prados, attachée de presse, nous confie que ce petit moment se reproduira à plusieurs reprises durant la présidentielle. On a hâte.

Rachid Laïreche 

 

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                                                                           Le masque d'enfer ?..

 

 

 

 

 

                                                                       l'union fait la farce..

                                                                               auto-stop ?..

                                                             qui ne sera pas privé de désert..

                                                                  Voyage au bout de l'enfer ?..

                                                       et pourtant, sa personne est sacrée..

                                                                     On ne s'en lasse pas !..

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