Le coup du Lyonnais..

  • lepirelon

Coup de tonnerre dans la capitale des Gaules ! Menacé de perdre la mairie et la présidence de la métropole, Gérard Collomb vient de s'allier avec la droite LR pour contrer les Verts qui sont en bonne place pour l'emporter à Lyon. Ce retournement politique fait hurler à la trahison dans son propre camp LRM. D'autant qu'il a été conclu avec l'aval du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, ex-président éphémère des Rrrrépublicains, démissionné après le naufrage des élections européennes. A gauche, on ironise: "Gérard Collomb propose un nouveau projet politique : la droite plurielle.. "

 

Cette mésalliance a aussi pour but de barrer la route à la réélection à la tête de la métropole de Lyon, véritable instance décisionnaire, de David Klimelfeld, ex-homme-lige de l'ex-ministre de l'Intérieur avec qui les rapports ont tourné à l'aigre. Le sortant dénonce "un accord entre Collomb et Wauquiez, une alliance contre nature, qui prend la crise actuelle comme alibi, au mépris des électeurs". Même son de cloche chez Stanislas Guérini, le patron de LRM: "En choisissant de s’allier avec Les Républicains avec la bénédiction de Laurent Wauquiez plutôt que d’œuvrer au rassemblement de notre famille politique, Gérard Collomb franchit une ligne rouge. Je ne peux cautionner un tel accord politique". Pour le chef de fil des Verts, c'est "une coalition anticlimat, faite non pas pour porter un projet mais simplement faire opposition à la victoire des écologistes". .

 

Dans la série: "Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné !", l'accord implique que le candidat LR à la mairie de Lyon, Etienne Blanc, se retire au profit du poulain de l'ancien maire, Yann Cucherat.    A condition que les électeurs veuillent bien suivre ce jeu de bonneteau. Ce qui n'a rien d'évident. En compensation, l'ex-maire de Lyon désinvesti par La République en marche (LRM) renonce à briguer la présidence de la collectivité au profit de François-Noël Buffet (LR). Mais il ne renonce pas à oeuvrer en coulisses: "Je vais continuer à travailler à la métropole et à la ville de Lyon", affirme t-il.

 

Voici donc un homme politique de 73 ans qui n'entend pas dételer, en se défroquant une nouvelle fois. Encarté pendant 40 ans au Parti socialiste, longtemps dans l'opposition lyonnaise avant d'accéder au fauteuil de maire. Puis un des premiers convertis au macronisme, récompensé par un ministère régalien qu'il a quitté pour retrouver sa mairie, en prévision des élections municipales de 2020. Mais distancé, au premier tour, par les Verts et la Gauche, prêts à s'unir pour le second tour. D'où ce revirement de bord,  par un empannage tribord amure, afin d'affronter le vent contraire. .

 

Façon d'illustrer ainsi, une fois encore, le fameux précepte d'Edgar Faure: "C'est n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent qui la fait bouger". Les Lyonnais lui diront-ils: "Bon vent !.." ?  MB

 

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On imagine fort bien les commentaires grinçants que Guy Bedos aurait pu apporter à cette péripétie partisane, dans sa célèbre "Revue de presse".  Il est parti rejoindre Desproges et Coluche.

 

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                                              Les bugnes, spécialité de la capitale des Gaules..

 

 

 

 

 

 

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