Jours tranquilles à clichés..

  • lepirelon

Alors, ce jour d'après, qu'est-ce que vous en dîtes ?.. A nous la liberté ? Ouf ! Il était temps que ça s'arrête ?.. Enfin !.. Plus besoin de remplir, chaque jour, cette fichue "Attestation de déplacement dérogatoire". Au passage, notons que, placé tel quel, l'adjectif "dérogatoire" semblait concerner le déplacement et non l'attestation qui, elle, dérogeait à la règle du confinement. Passons. Donc, plus besoin d'emprunter le chien du voisin pour avoir un prétexte de sorties répétées. Médor va retrouver sa quiétude et faire "cou-couche panier les pattes en rond" en rongeant son nonos. Jours tranquilles à clichés..

 

Peut-être pourrait-on aussi faire un retour en arrière et méditer, un instant, sur ce que nous avons vécu ces deux derniers mois. D'abord, félicitons-nous du formidable élan de dévouement et de solidarité, toujours vivace chez ce peuple qu'on disait miné par l'individualisme et l'indifférence au sort des autres. Tout le contraire. En premier lieu, on serait tenté de paraphraser Winston Churchill après la Bataille d'Angleterre: "Jamais tant de gens n'ont dû autant à si peu ". En l'occurrence, ici, tout le personnel médical qui n'a pas compté ses efforts et sa peine. Mais aussi tous les "invisibles", "les premiers de corvée" qui ont continué à assurer, par leur travail, la vie quotidienne du pays.  Tous méritent reconnaissance et considération. Et de meilleurs salaires !..

 

On pourrait, à juste titre, inclure aussi dans cette catégorie ceux qui ont fait tout leur possible pour nous informer: journaux papier ou en ligne, radios, télévisions. Malgré quelques dérapages, nous avons pu, au jour le jour, suivre l'évolution de l'épidémie et ses conséquences commentées par une pléiade de spécialistes. Avouons: ce fut pour nous une bouffée d'air frais, dans notre réclusion, d'écouter à longueur d'antenne ces "grands pontes" de la médecine et de la recherche scientifique. Ces praticiens portaient une parole simple et clairement pédagogique que chacun pouvait capter. Le tout avec humilité face à l'impondérable. Et avec modestie. Sauf pour une exception notable.    Le Panoramix de la Timone. Jamais à court de galéjades provocatrices. .

 

On a pu aussi lire ou entendre nombre de penseurs, sociologues, philosophes, sortis de l'ombre, analyser les implications sociétales, psychologiques ou économiques induites par cette situation nouvelle. Certains se sont hasardés à prédire d'inévitables conséquences plus ou moins heureuses. Dans la lignée des collapsologues  qui jouent les prophètes de malheur en annonçant la fin du monde pour bientôt. D'autres, plus sérieux, ont proposé des pistes pour "changer de monde" en matière d'économie, d'écologie, de technologie, de géopolitique ou de rapports humains rénovés. Puissions-nous en prendre de la graine !..

 

A l'inverse, la nature humaine étant ce qu'elle a toujours été, on a pu noter des incivilités, des propos et des actes racistes ou des dénonciations. Toujours le lot d'une minorité asociale, mesquine ou frustrée. En revanche, plus grave nous parait être, une fois encore, le déballage de fake news sur les réseaux sociaux. Versant le plus souvent dans le complotisme. On peut imaginer que face à l'imprévisibilité d'une situation, certains se rassurent en épousant des explications tirées par les cheveux qui se contentent de rapprocher fissa des "informations" improbables sans les vérifier.   Infox binaires parfois farfelues mais qui ont le mérite de la simplicité pour réjouir les âmes simples.

 

Ces derniers s'isolent dans leurs certitudes erronées leur donnant l'impression de maîtriser les faits, en opposition à la parole des "experts". Qui seraient mandataires d'un pouvoir occulte cherchant à tromper "le bon peuple". Ressentiment déjà largement exprimé par les "gilets jaunes" qui déniaient le droit à l'expression sincère de ceux qu'ils appelaient "l'élite". Une impasse sans issue. Les voici déconfinés mais déconfits..

 

Pour ceux qui admettent que vérité d'aujourd'hui n'est pas forcément celle de demain, nous voici confrontés à l'incertitude du futur mais aussi confiants dans la capacité de résilience propre à la nature humaine. Sachant, une fois encore, que le pire n'est jamais sûr. Gardons l'espoir au cœur. L'espoir des "Jours meilleurs", comme disait l'autre.. MB

 

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On ne saurait oublier, durant ces deux mois de confinement, ceux qui nous ont apporté distraction ou amusement par le truchement des réseaux sociaux, les bien nommés en cette occurrence. Que ce soit les conteurs, les chanteurs, les musiciens, les coachs sportifs ou culinaires qui ont offert leurs talents à tout le monde. Mais surtout, mention spéciale aux humoristes de tout poil qui ont fait preuve d'inventivité pour nous distraire. On a pu voir que le pays regorge de gens doués d'un sens du second degré qui n'a rien à envier aux amuseurs patentés, souvent simples "déconneurs".

 

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                                                                             Rabat-joie ?..

                                                         Malgré tout, il faudra survivre à ça !..

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