Un jour sans fin..

  • lepirelon

On se souvient de ce fameux film "Un jour sans fin", une comédie uchronique savoureuse, où Bill Murray chroniqueur météo est bloqué dans une petite ville de Pennsylvanie et doit revivre chaque jour le même scénario à peine modifié. Beaucoup l'évoquent, en ce moment, par comparaison avec notre situation de confinement forcé actuel. Mais, depuis quelques jours, c'est un autre titre qui est cité dans la presse: "Le jour d'après", film-catastrophe décrivant une période glaciaire sur la Terre, suite à un dérèglement climatique. En fait, sans faire d'analogie, il s'agit d'imaginer la fin de la crise épidémique et le "déconfinement".

 

Alors que, d'après les experts au vu de l'expérience chinoise, nous n'en sommes qu'à la moitié de la période de confinement nécessaire pour contenir la pandémie, certains veulent déjà se projeter dans la sortie de l'épreuve qui nous est imposée. Tant d'un point de vue sanitaire qu'économique. Ils ont été précédés par le premier ministre, Edouard Philippe, devant la mission d’information de l’Assemblée nationale, où il évoquait un “déconfinement progressif". Ce qui lui a valu des critiques de l'opposition, notamment Eric Ciotti, LR, qui lui reproche de "mettre la charrue avant les boeufs".

 

Ce qui ne manque pas de sel lorsqu'on se souvient de ses précédentes diatribes contre le gouvernement et sa supposée "imprévoyance" sur les stocks de masques ou de médicaments. Lui et d'autres comme Marine Le Pen, pas à une contradiction près, ne cessaient de seriner: "Gouverner, c'est prévoir !". Bien qu'auparavant ils ne croyaient pas utile d'adopter des mesures "à l'italienne". Mais ça, c'était avant. 

 

Mais celui qui a imposé au pouvoir la plus forte pression c'est le général Tapioca des Z'insoumis, Jean-Luc Mélenchon qui, le premier, a parlé de l'éventualité du "déconfinement" estimant que la question du déconfinement devrait se poser "dès maintenant" et jugeant que placer les Français dans une forme de "prison volontaire" n'est "pas une solution durable". A la suite de quoi, ceux qui n'ont retenu de ces propos que les mots: "déconfinement" et "dés maintenant" les ont-ils pris pour argent comptant et se sont précipités dans les avenues et les espaces verts, le week-end dernier. Combien parmi ceux-ci ont-ils attrapé ou propagé le virus ? On le saura dans les prochains jours..

 

Depuis, le gouvernement a enclenché la marche arrière et freiné des quatre fers. Par la voix du ministre de la santé Olivier Véran qui a assuré comprendre "l’impatience des Français, mais mon message c’est de dire que le confinement continue plus que jamais" et qu’il "durera aussi longtemps qu’il est nécessaire qu’il dure". Ajoutant: "Il ne faut pas parler trop tôt du déconfinement, sinon on a l’impression que c’est fini. L’aggravation de l’épidémie de coronavirus "est en train de se freiner sous l’effet du confinement et de nos efforts" mais "nous ne sommes pas encore au pic épidémique" car "il y a toujours plus de malades, chaque jour". Voix de la raison venue d'un soignant..

 

Cette mise en garde argumentée contraste avec le positionnement des Ciotti, Mélenchon et Le Pen qui, au-delà de toute décence, se servent de cette épidémie pour poursuivre avec acharnement leurs tentatives de déstabilisation d'un pouvoir qu'ils décrivent illégitime, incompétent et menteur. "J’ai pris le parti maintenant de ne plus les croire. Quoi qu'ils me disent, je ne les croirai plus".          Jugeant leur parole comme nulle et non avenue. Or, selon lui, "Emmanuel Macron est "au bout de sa vie". Ainsi ose s'exprimer celui qui disait: "Ma personne est sacrée. La République, c'est moi !.." 

 

Pas question d'union sacrée car: "L’union sacrée, ça veut dire: taisez-vous !". Quant au "monde d’après", évoqué par Emmanuel Macron , Jean-Luc Mélenchon pose une condition : un changement inévitable de mode de croissance. Sinon, "le monde d’après, ce sera comme le monde d’avant". 

 

Puisse t-il dire vrai et nous épargner de le voir ad vitam aeternam  rejouer "Un jour sans fin".  MB

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                                                           Un jour sans fin..

 

 

                                                             Comme pour les bagnoles à Paris ?..

 

 

 

                                                                            2012, 2017, 2022 ?..

 

                                        A consommer avec modération: effets délétères !..

                                                               La fin justifie les moyens !..  

                                                   "La République, c'est (presque) nous !.." 

                                                                     L'esprit de famille !..

                                                                   Mémoires d'outre-tombe..

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog