Quel joli monde !..

  • lepirelon

"What a wonderful world !" (Quel monde merveilleux !) chantait Louis Armstrong en 1968. Cet hymne à la nature et à l'humanité survenait au moment où les Etats-Unis traversaient une grave crise: émeutes raciales, assassinats de Martin Luther King et de Bobby Kennedy et surtout guerre du Vietnam. On pourrait en parodier ironiquement  le titre au vu de ce que révèlent certains comportements humains confrontés à la pandémie due au coronavirus: Quel joli monde !..

 

D'un côté, on célèbre chaque jour le dévouement - pour ne pas dire l'héroïsme - du personnel soignant qui ne compte pas ses efforts et ignore sa fatigue pour sauver des vies et combattre le malaise des patients atteints du mal sournois. On peut y associer tous ceux qui continuent à travailler afin d'assurer notre approvisionnement en nourriture et biens, les services essentiels assurant notre confort et notre hygiène, notre information et aussi nos distractions. Tout ce "petit peuple" parfois sous-estimé qui est mobilisé et se bat, au mépris du danger auquel il s'expose chaque jour. Ce sont les "Premiers de corvées" ou "Chair à canon" comme on disait en 14-18, alors que certains "premiers de cordée" ont pris le maquis rétois.        Ou arcachonnais..

 

D'un autre côté, il y a ceux qui profitent de toute nouvelle situation pour donner libre cours à leurs mauvais penchants. On a pris connaissance de ces voisins bien intentionnés qui demandent à une aide-soignante de ne plus garer sa voiture à côté de la leur. Ou pire, l'incitent à déménager, comme ces propriétaires qui ont expulsé de son logement une infirmière de Montpellier. Par crainte de la contagion. On a aussi appris des vols de matériel médical ou la vente clandestine de lots de masques périmés. Ou la spéculation sur certains appareils comme les ventilateurs d'urgence.  Tous actes vils - heureusement, minoritaires - reflétant certains aspects inhérents à la nature humaine.   Peu glorieux.

 

Par ailleurs, on a entendu le préfet de police Didier Lallement affirmer: "Ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés sont ceux qui, au début du confinement, ne l'ont pas respecté". Ce qui est absurde mais, en plus, inique de la part d'un responsable de la sécurité publique. Non seulement, cela pourrait créer un trouble à l'ordre public en justifiant des délations - voire des représailles - mais encore induire de la confusion dans les esprits craintifs. Et faire injure aux proches des personnes mortes. Enjoint de s'excuser devant le tollé provoqué par ces propos, le préfet à la casquette trop grande pour lui s'est contenté d'un rectificatif niant "son intention d’établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence des malades en réanimation". Selon lui, "Il s’agissait de rappeler la stricte nécessité d’application du confinement en cette période, pour la protection de la santé de tous".  Récidive de sa part, comme lorsqu'il apostrophait une passante "gilet jaune" en lui lançant: "Nous ne sommes pas dans le même camp !.." faisant fi de la neutralité due à sa fonction. Pourra t-il, longtemps encore, pérorer sous son couvre-chef en forme d'héliport pour étourneaux ?

 

Dans le même registre péremptoire, on peut entendre quotidiennement Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen, les Cassandre syndiqués, jacasser de façon compulsive pour prendre le contre-pied de toutes les injonctions gouvernementales et s'ériger en donneurs de leçons sur la marche à suivre en matière sanitaire comme sécuritaire. Ces parangons de vertu démocratique poursuivent, contre vents et marées, le seul objectif qui vaille à leurs yeux: déstabiliser un pouvoir honni et un président considéré par eux comme imposteur. Forcément coupable, comme disait Marguerite D. 

 

A ce duo d'opérette, on pourrait ajouter Roselyne Bachelot. La Castafiore du talk-show matutinal vit son confinement en squattant les plateaux télé. Lui laissant juste le temps de changer de tenue improbable entre deux émissions. L'ex-ministre de la santé de Sarkozy et Fillon vit un revival inespéré, digne de Gloria Gaynor et de son inusable tube: I will survive. Vilipendée en 2009 pour sa gestion de l'épidémie de grippe H1N1 et ses commandes disproportionnées de vaccins et de masques, elle savoure sa revanche sur les grincheux qui l'accablaient. Mais lui donnent raison aujourd'hui..   Néanmoins, elle ne peut faire oublier qu'elle a participé gravement à la précarité du système hospitalier actuel. Notamment avec la fameuse T2A (tarification à l'acte), une "usine à gaz" qui visait à rendre "rentables" les établissements de soins. Dans une pure logique ultra-libérale assumée.    Quoi qu'elle en dise..

 

Tout ce joli monde participe sans vergogne du charivari médiatique où domine cependant la parole des experts souvent auto-proclamés faisant pendant aux véritables "élites" savantes. Contredisant le "dégagisme" populiste seriné sur tous les tons ces deux dernières années. Gilets jaunes ou pas. Didier Raoult ou pas..

 

Bon, allez ! Il est 20 heures. Tous au balcon pour crier: "Bravo et merci les blouses blanches !.."  MB

 

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                                                                   Plus luisant que brillant !..

                                          Et chacun sait que "Le Père Noël est une ordure"..

                                                                    Une sacrée personne !..

                                                                        Les incorrigibles !..

                                                                 Les ennemis publics du n°1..

                                                                        Sus à l'imposteur !..

                                                                        Les indispensables !..

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