On est las !..

  • lepirelon

"Je vous le dis, mon brave monsieur, ma petite dame: tout ça va mal finir !.." Oui, mais quoi donc ?.. "Toutes ces grèves qui n'en finissent plus, ces actions violentes, ces coups de force contre des non-grévistes, des syndicalistes réformistes, des ministres et même le président de la République".  Ah bon ?..   Vous n'avez pas l'impression, au contraire, que les exactions de ces despérados signalent la fin du mouvement, alors que la grève fait de moins en moins recette, que les rangs des manifestants sont de plus en plus clairsemés ?..   Puissiez-vous dire vrai parce qu'on est las, fatigués de prendre notre mal en patience dans les transports ou dans les embouteillages. Enfin, bonne journée, quand même, et bonjour chez vous !..

 

Le fait est que, paradoxalement, à mesure que le nombre de grévistes s'étiole, ces derniers jours, on signale des incidents violents menés par des poignées d'activistes déterminés à l'encontre soit d'autres travailleurs, soit des corps constitués. Ainsi, de la prise à partie avec des propos homophobes orduriers contre un conducteur tentant de sortir son bus du dépot à Vitry. Ou des interventions musclées pour empêcher un(e) ministre de prendre la parole lors d'une cérémonie de vœux. Ou même du blocage de l'entrée de la pyramide du Louvre aux cris de : "Les touristes avec nous !". Défense de sourire !..

 

Plus grave: l'intrusion au siège de la CFDT d'une poignée de militants CGT scandant leur chant guerrier repris des "gilets jaunes: "On est là. On est là, même si Berger le veut pas !". Vilipendant ainsi le leader du syndicat favorable à la réforme du système de retraite à points. Action dénoncée par plusieurs syndicats dont la CGT officielle, de nombreux responsables politiques de la majorité comme de l’opposition exprimant leur solidarité avec la CFDT et  Emmanuel Macron qui a déclaré: "Ces violences sont une honte pour notre démocratie".

 

Ce dernier a lui-même était victime d'un coup de force d'une trentaine de personnes tentant d'entrer au Théâtre des Bouffes du Nord où il assistait avec son épouse à la représentation d'une pièce qui a dû être interrompue. Les manifestants ont été évacués puis dispersés par les forces de police présentes. Le journaliste militant Taha Bouhafs, âgé de 22 ans, assis dans la salle, qui avait révélé la présence du chef de l'Etat et menacé dans un tweet de lui lancer ses chaussures à la tête (comme jadis George Bush) a été interpellé et emmené au commissariat. Il a été placé en garde à vue pour “participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations”.  Puis rapidement relâché.

 

Ce qui a provoqué la réaction indignée du député "insoumis" Eric Coquerel - dit Rantanplan: “Dans quel régime sommes-nous pour qu’un président, furieux que des manifestants le conspuent à l’extérieur d’un théâtre, fasse arrêter un journaliste qui s’y trouvait et qui avait osé communiquer sur sa présence ? #monarchie #liberezTaha”. Sauf que les dits manifestants avaient pénétré dans l'enceinte du théâtre avant d'en être expulsés, perturbé le travail des comédiens et attenté à la vie privée du président de la République qui n'était pas là dans le cadre de ses fonctions officielles.     Vérité oblige soit dite..

 

Tous ces incidents dénotent, à des degrés divers, l'hystérisation d'un certain nombre de grévistes ou d'activistes qui n'acceptent pas le débat démocratique ou la voix des urnes et ne rêvent que de coups de force pour imposer leur loi. En vue d'une "révolution contre l'ordre établi par les forces du capital", comme dirait M.Brun ? Justement, on peut considérer que ces activistes ont été "chauffés à blanc" par des "responsables" syndicaux qui leur ont promis une lutte à mort contre le projet gouvernemental jusqu'à son retrait. Ce qui, visiblement, n'en prend pas le chemin. Au contraire.     "Il faut savoir terminer une grève !.." disait, autrefois, Maurice Thorez. En effet, il s'en va temps.   Avant que cela tourne à la "chienlit", comme dénonçait l'autre en 68.. MB

 

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Breaking news: "Les conducteurs de métro, en grève depuis 45 jours, ont voté la suspension de la grève, selon l’UNSA-RATP, qui veut "réorienter le mouvement illimité pour s’engager sur une autre forme d’action". Qu'est-ce qu'on disait déjà ?.. D'autant qu'ils ont obtenu la préservation de leur statut jusqu'en 2037. D'ici là, tous les trains rouleront sans conducteurs. En toute régularité..

 

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Cerise sur le gâteau: le restaurant "La Rotonde" à Montparnasse a été victime d'une intrusion suivie d'un départ de feu, dans la nuit du 17 au 18 janvier. Une enquête a été ouverte. La piste criminelle est privilégiée. On se souvient que c'est dans cet établissement qu'Emmanuel Macron avait célébré sa victoire au premier tour de l'élection présidentielle en mai 2017. Tel le Fouquet's, fief de Sarko ?..

 

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Par ailleurs, la répétition des violences policières sont aussi devenues insupportables. Lorsqu'on s'en prend à quelqu'un menotté au sol et qu'on le frappe ou quand on tire avec son LBD à bout portant au visage. Sans parler des bombes lacrymogènes utilisées à gogo de manière offensive. Comble de la désinvolture agressive: ce croche-patte contre une jeune femme qui passait par là. Cela ne peut plus durer. Sans nier les difficultés de maintenir l'ordre face à certains manifestants provocateurs ou injurieux, il faut absolument revoir les procédures et cesser d'être indulgent avec les dérapages. Sanctionner les fautifs ne serait pas mettre en cause tous les gardiens de l'ordre mais assainir un climat malsain de défiance qui se propage entre eux et la population. Il est temps de réagir. Il y a eu trop de blessés. Ce qui devrait inciter à revoir les stratégies et les moyens utilisés dans ces circonstances. "Il ne doit pas y avoir de croche-pied à l'éthique" a dit Emmanuel Macron. Chiche !..

 

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Comment s'étonner des voies de fait commises par certains activistes alors qu'ils y sont incités par des personnalités du monde politique qui ont leur rond de serviette dans les médias. Ainsi, par exemple, de Raquel Garrido avocate "insoumise" mais surtout soumise à la télé-poubelle et ses talk-shows écervelés où fleurissent des jacasseries flétrissant les célébrités et caricaturant les faits. Elle vient de relayer le tweet d'un collectif "Gilets jaunes de Caen" proclamant: "Louis XVI, Louis XVI, on l’a décapité, Macron, Macron, on peut recommencer..", ajoutant en commentaire: "En prévision de la grève du 21 janvier". Devant le tollé provoqué par ce message, elle s'est défendue en accusant les macronistes de "manquer totalement d'autodérision". Par ailleurs, elle a reçu le soutien complaisant de Jean-Luc Mélenchon qui y voit  "l'enracinement de la Révolution française de 1789 dans l'esprit du peuple français". Ajoutant: "Je ne crois pas qu’elle appelle à décapiter Monsieur Macron, je ne le fais pas, nous sommes contre la peine de mort”. De même, son compagnon Alexis Corbière a commenté son geste en disant: "Le président de la République doit comprendre que, sur le terrain symbolique, la passion pour l’égalité peut amener à ce qu’il soit renversé". Ah, bon ?..   Alors, c'est du sérieux ? C'était pas de "l'autodérision" comme on la pratique chez Hanouna ?..  

 

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Quant à l'intrusion violente d'activistes au théâtre des Bouffes du Nord voulant s'attaquer à Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon relativise en déclarant: "Aucun responsable politique ne peut dire 'bravo' ou 'encore', mais il faut regarder les choses avec bonhomie, et ne pas tout dramatiser et faire comme si ce pays était en état de guerre civile, parce que cela n'est pas le cas, quoiqu'il y ait une très grande violence qui se déchaîne contre les salariés". Il s'agissait, selon lui, de "gens du commun (?!) qui ressentent Emmanuel Macron comme un monarque arrogant, et qui ne savent comment lui faire entendre leur voix. C'est "le rapport de la France avec ceux qui la dirigent qui est spécial. C'est à (Emmanuel Macron) de faire attention d'abord, à ne pas donner le sentiment qu'il méprise tout le monde". Cette dernière assertion ne manque pas de sel lorsqu'on se souvient comment plusieurs ex-insoumis comme Thomas Guénolé ont décrit les pratiques autoritaristes du gourou des Z'insoumis, son "fonctionnement dictatorial" et ses procédés qualifiés de "staliniens"..     On peut aussi rappeler qu'il n'avait pas fait particulièrement preuve de "bonhommie" quand la police et la justice s'étaient présentées pour perquisitionner à son domicile puis au siège de son parti.

 

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A propos du principe du système de retraite par répartition, un élément n'a pas assez été évoqué dans le débat: la démographie. Lorsqu'il a été créé en 1945, il concernait la génération de l'entre-deux guerres (1920/1940). Or, cette génération était relativement peu nombreuse. Les causes: entre autres, les suites de la guerre de 1914/1918 avec le décès de très nombreux jeunes hommes qui n'ont pas eu de descendants, la crise économique des années 1929/1939 qui ont occasionné une baisse de la natalité. Durant les "30 glorieuses", il y avait donc quatre cotisants pour un pensionné dont l'espérance de vie dépassait rarement 70 ans, alors que la retraite était fixée à 65 ans. À cette époque, la natalité a fortement progressé créant le fameux "baby boom" (1945/1975).

Les familles comportaient souvent trois ou quatre enfants - voire plus. Avec l'apparition de la contraception, les baby-boomers n'ont généralement pas dépassé deux enfants par famille qui ont pu bénéficier d'une nette amélioration de leurs conditions de vie. Ils sont aujourd'hui adultes en activité et doivent cotiser pour payer la retraite de leurs parents qui vivent beaucoup plus vieux. Le taux de recouvrement n'est plus que de 1,7 cotisant pour 1 retraité. Avec les progrès de la médecine, la durée de vie s'est allongée: presque 80 ans pour les hommes et 85 pour les femmes. Certains peuvent espérer bénéficier d'une très longue retraite, jusqu'à 30 ans (taux de longévité moyen chez les anciens cheminots: 82 ans). Autant de facteurs que l'on ne peut ignorer dans le débat actuel .      OK, Boomer ?..

 

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Et ça continue ! Mardi 21 janvier à 6 heures, la CGT-Energie a provoqué volontairement une coupure de courant électrique dans tout le Sud francilien. Le trafic des trams a été interrompu, le marché de Rungis s'est trouvé dans le noir et des dizaines de milliers de personnes ont eu leur réveil perturbé, sans chauffage pour beaucoup, alors qu'il faisait - 2 degrés dehors. Une action pour "marquer les esprits, avoir un impact sur l’économie et surtout se faire entendre" contre la réforme des retraites, a ainsi justifié la CGT Energie. Ajoutant face aux critiques que "ce n’est pas la fin du monde". Il faut oser ! Faut-il rappeler que les agents "actifs" d'EDF vont conserver leur statut spécial qui leur permet de partir en retraite à 55 ans. Les "sédentaires" à 60 ans après 25 ans d'ancienneté. Comme disait Edouard Philippe: "Ce sera la fin du 'chacun pour soi et tant pis pour les autres'  !.."

 

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                                     "Y'en a un qui veut me manger la soupe sur la tête !.."

 

                                                   Elle flingue à mort et elle cause !..                                            

 

                                                                     "A la tête du client .."

                                                                     Les Dalton ?..

                                                                   "Aïe ! Aïe ! Aïe !.."    

 

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                                  "Moi, le Coronavirus, je l'ai eu. Et j'en suis pas mort !.."

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