La Reine des glaces..

  • lepirelon

Non mais, c'est pas vrai ! Dites-moi que je rêve !.. Comme moi, vous avez dû entendre que l'"ambassadrice pour les pôles", l'ineffable Ségolène Royal - dite La Reine des glaces - allait être démise de ses fonctions à cause de son manque d'assiduité à exercer cette sinécure tout en profitant des largesses inhérentes à son statut. Mais surtout à cause de ses critiques récurrentes contre l'action du gouvernement et du président de la République. Et tenez-vous bien: voilà t'y pas qu'elle envisagerait de se présenter à l'élection présidentielle de 2022 !.. Retour vers le futur. Quinze ans après !..

 

C'est Le Canard enchaîné qui a sorti l'info de sa destitution qu'elle s'est empressée de confirmer en publiant copie de sa lettre de licenciement:"Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en œuvre de laquelle, en votre qualité d’ambassadrice, vous êtes étroitement associée".        Pan sur le bec !..

 

On doit à la vérité de dire qu'elle l'a bien cherché. Comme un fait exprès. Evoquant le "désordre" gouvernemental durant l'épisode des gilets jaunes, puis le "sentiment d’abandon absolument réel" chez les Français, qui "ne comprennent plus la cohérence des réformes tous azimuts". Et plus récemment fustigeant "l’égo machiste" de l’exécutif sur la réforme des retraites, elle ajoutait: "Il faut s’interroger sur le bien fondé d’un certain nombre de réformes qui sont mal pensées, mal discutées, qui sont brutales". A un journaliste qui l’interrogeait sur les arguments du gouvernement, qui présente sa réforme comme avantageuse pour les salariés ayant des carrières "morcelées", l’ancienne ministre attaquait : "Le Premier ministre n’a pas dit la vérité. Ce système va une fois de plus pénaliser les femmes." Et enfonçant le clou: "Les femmes n’ont aucune raison de faire confiance à ce gouvernement". Ailleurs, elle dénonçait "l’obstination du gouvernement à ne pas retirer sa mauvaise réforme" des retraites "qui prend les gens à la gorge, qui crée de la peur et des angoisses".      A part ça, excusez du peu !..

 

Mais tout cela n'est rien face au crime de lèse-majesté qu'elle a commis sur Twitter. Commentant l’annonce qu’Emmanuel Macron allait renoncer à sa future pension d’ancien président, elle y posait "la vraie question": celle de "savoir s’il renonce à retourner après l’Elysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec". Ajoutant plus récemment: "Ce qui pèche, aujourd’hui, c’est la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns qui décident pour 60 millions de Français". Du Mélenchon pur sucre. Là, c'en est trop pour le pouvoir. Et ça dépasse les bornes. D'où la sanction survenue illico presto.

 

Selon elle, le "licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable" et affirme: "je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantie par la Constitution. J’en prends acte ". En face, un membre de la macronie justifie: "Il y a un vrai sujet de devoir de réserve et elle n’a pas fait le job dans sa mission. Au nom de quoi serait-elle au-dessus des lois ?". Au ministre des affaires étrangères, on souligne la simple nécessité de faire appliquer cette règle commune aux hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay: "Elle avait été avertie en janvier 2018. Deux ans ont passé, ça s’appelle de la patience", explique une source au ministère.     "Ségolène Royal savait parfaitement à quoi s’en tenir. Elle voulait probablement refaire de la politique et c’est son droit. En poussant des cris d’orfraie, elle se victimise".  Parole de macho, c'est sûr !

 

Un malheur n'arrivant jamais seul ("Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille !" aurait dit Jacques Chirac), voici que le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire concernant les activités de Ségolène Royal en tant qu'ambassadrice des pôles. Elle aurait utilisé partiellement ses collaborateurs et l'enveloppe financés par le ministère des Affaires étrangères dans la promotion d'autres activités. Son assistante personnelle et son conseiller en communication – attachés à son cabinet d'ambassadrice – l'auraient ainsi, ensemble ou séparément, accompagnée à plusieurs reprises depuis un an et demi sur des événements sans rapport avec son activité d'ambassadrice. Ce dont elle se défend avec véhémence en y voyant une manœuvre dilatoire.

 

La voilà donc libre d'entamer sa nouvelle course à l'Elysée. Elle ira soutenir des candidats aux élections municipales afin de se constituer des réseaux d'affidés. Et elle ne manquera pas d'intervenir à tout bout de champ pour commenter l'actualité. Voulant se poser en alternative à Emmanuel Macron. Son ambition démesurée et son culot suffiront-ils à lui assurer cette place ? Les circonstances ne sont plus celles de 2007. "Ségolène, combien de divisions ?" interrogent certains de la macronie. Elle croit à sa bonne étoile et aux sondages. Mais l'opinion est-elle prête à replonger dans le "vieux monde"? Et à redonner sa chance au couple qui a phagocyté le PS pendant vingt ans puis l'a réduit à peau de chagrin, annihilant les espoirs de la gauche.. Car tous deux ne pensent qu'à cela et vont encore se retrouver en compétition pour 2022: ça promet !.. Pauvres de nous ! Porca miseria !..  MB

 

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Invité à réagir au licenciement de Ségolène Royal, Jean-Luc Mélenchon a répondu: "Tous les moyens sont bons pour la liquider, c’est ça le régime macronien. Ségolène Royal annonce en août qu’elle peut être candidate, personne ne s’intéressait à ce qu’elle faisait. Puis on découvre qu’elle ne fait pas ce qu’elle devrait faire, trois mois après elle a le parquet national financier, elle perd son travail. Mon but n’est pas de la défendre mais je signale juste cet enchaînement". C'est-y pas beau ?

 

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Jamais deux sans trois: 

 

Le même jour, on apprenait - ô surprise ! - que Marine Le Pen se porte, elle aussi, candidate à l'élection présidentielle de 2022. On ne peut donc s'empêcher, pour le fun, d'imaginer un futur affrontement entre elle et Ségolène Royal. Une bagarre de stars qui ne serait pas sans rappeler le film Les Pétroleuses opposant Brigitte Bardot à Claudia Cardinale. Un crépage de chignons épique. Quelle époque !..

 

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         Ségolène Royal en campagne pour 2022 ?

 

En quittant avec fracas son poste d’ambassadrice des pôles, Ségolène Royal veut se positionner comme la nouvelle première opposante d’Emmanuel Macron. Dans son style. Pétaradant et décomplexé. Est-ce vraiment raisonnable ?

 

Elle n’aime que les tempêtes, les ruades, les coups de grisou. Ce moment, elle l’attendait depuis des mois. Elle piaffait, elle rongeait son frein, avec un seul objectif : retrouver sa place. Au sommet. En tête d’affiche. Comment parvenir à ses fins ? En jouant l’affrontement frontal avec Emmanuel Macron, en prenant le risque de brûler ses vaisseaux et de jeter délibérément aux orties sa mission d’ambassadrice des pôles. Une catastrophe pour elle ? Au contraire, une bénédiction. En défiant son autorité de tutelle, le Quai-d’Orsay, Ségolène Royal se retrouve là où elle estime devoir officier : dans la cour des grands.

 

Comment, vous avez déjà oublié ? 2007, la candidate socialiste, première femme dans l’histoire de France à être au second tour de l’élection présidentielle, à deux doigts de conquérir l’Elysée ? C’était bien elle. Certains l’ont rangée dans les oubliettes de l’Histoire. Pas elle. Depuis, elle n’a eu de cesse d’attendre son heure, persuadée qu’elle restait une héroïne populaire, et surtout une femme politique aux intuitions souvent prophétiques. Sa boussole ? Les sondages, qui lui donnent la conviction qu’elle peut être un recours. Et aussi, fait nouveau, ces élus locaux qui sonnent à sa porte pour qu’elle vienne les soutenir aux municipales. Le signe d’un frémissement en sa faveur.

La secouriste

 

Ces derniers mois, elle a vu le gouvernement s’enliser dans la tourmente des « gilets jaunes » et s’empêtrer dans la réforme des retraites avec un amateurisme, voire une désinvolture, qui l’a surprise et agacée. Après avoir fait, un temps, les yeux doux à ce président à l’impétuosité adolescente, espérant autre chose qu’une mission d’ambassadrice des pôles, elle a choisi la technique de la guérilla, du harcèlement médiatique, critiquant à chaque occasion ce pouvoir qu’elle juge fragile et sans enracinement. Les coups sont devenus de plus en plus rudes. A dessein. Celle qui fut surnommée, sous le quinquennat de François Hollande, la « vice-présidente » a dressé un bilan noir des trois années du macronisme. La France est en pleine déprime. Le meilleur antidépresseur selon elle ? Ségo la secouriste.

Le « banquier mondialisé », comme elle l’appelle, a réussi le tour de force de provoquer un cataclysme politique, et a imposé, sur un champ de ruines politiques, un duel déjà écrit entre lui et Marine Le Pen ? C’est ce scénario que l’ex-Madone du Poitou cherche à enrayer au plus vite. Car, selon elle, le temps presse. Ni le PS ni LR n’ont de champion à faire monter sur le ring ? Alors, elle fonce, et, comme toujours, elle cogne, harangue, joue les victimes effarouchées, et vitupère contre ces « marcheurs » aux petits pieds qui l’ont tant déçue.

La grenade est lâchée

 

L’opposition est inaudible, tétanisée, sans leader déclaré ? Les deux anciens locataires de l’Elysée, Nicolas Sarkozy et François Hollande, sont prisonniers de leur statut d’ex-présidents, et tenus à un devoir de réserve ? Ségolène Royal vient de s’affranchir de cette « punition », de manière fracassante. La « réserve » n’est pas sa tasse de thé. Elle veut occuper le terrain et prendre date, persuadée que l’ère Macron ne sera qu’une aventure sans lendemain, une simple météorite dans l’histoire du pays. Ses contempteurs ont déjà pointé du doigt les faiblesses de la pasionaria des pôles. Royal, combien de divisions ? Pour l’instant, ils n’ont pas tort. Elle apparaît comme une femme isolée, qui n’a pas vraiment constitué un clan autour d’elle, à l’exception de quelques dévots, fascinés par le tempérament bouillonnant de l’ancienne ministre de l’Environnement. Ces derniers murmurent que 2020 est l’année de sa renaissance. "Elle va sortir de sa coquille", répètent-ils. Mais y est-elle un jour entrée ? Royal l’indestructible, en s’occupant de la survie des pôles, s’était mise en hibernation. Désormais, elle va pouvoir libérer le feu, mitrailler le « freluquet », celui qui lui avait fait espérer un retour au gouvernement et qui l’avait finalement laissée sur la touche. La grenade est lâchée.           Accrochez-vous. Elle va tweeter au bazooka.

Serge Raffy

 

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                                                                         "Et voilà le travail !.."

 

 

 

 

                                                                   "Sus à l'usurpateur !.."

                                                       "L'unique objet de mon ressentiment !.."

                                                                  Séduite puis abandonnée !..

                                                                "Il ne perd rien pour attendre !.."

                                                    "Il va voir de quel bois je me chauffe !.."

                                                       "Tous des machos ! Tous misogynes !.."

                                            Un duo explosif ! "Planquez-vous: ça va chauffer !.."

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